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Bourse de Paris : Le cours de l’indice CAC40 peut-il encore monter ?

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le cac 40 peut-il monter ?

A l’heure où le CAC 40 présente des fragilités évidentes, je me pose cette question, indépendamment de la cotation actuelle du cours. Et j’invite tous les traders à se poser continuellement cette question dans les moments où on ne comprend pas le lien entre une économie à demi-teinte et une bourse florissante. Car oui les indices sont structurellement haussiers et nous allons voir pourquoi. Les vendeurs n’ont qu’à bien se tenir car s’ils comprennent cet article, ils découvriront qu’ils se mettent contre les probabilités.

Apprends à connaître l’arbre avant d’en manger le fruit.

Proverbe zaïrois

Qu’est ce que le CAC 40 ?

Il est important en premier lieu de comprendre et connaitre la composition du CAC 40. Le CAC 40 est un indice boursier, l’appellation “CAC” signifie Cotation Assistée en Continu et le chiffre 40 est à l’origine de sa composition puisque cet indice regroupe les 40 entreprises françaises ayant la plus grosse valorisation boursière sur les marchés financiers quel que soit leur secteur.

Il n’est pas le seul indice de la bourse de Paris, il existe le CAC Mid & Small, le CAD large 60, le CAC PME, etc., mais c’est le principal, le plus connu.

Le calcul de l’indice n’intègre pas les dividendes réinvestis, c’est-à-dire que les dividendes générés par les entreprises composant cet indice ne sont pas pris en compte dans sa cotation. Il s’agit donc d’un indice de prix et non de performance.

On le compare généralement au DAX 30 qui est son “homologue” allemand. Hors, le DAX 30 intègre les dividendes réinvestis et est donc un indice de performance. Le CAC 40 ne peut donc plus être considéré comme plus lent ou plus mou, car ils sont incomparables.

Le CAC 40 tire profit des plus grosses capitalisations boursières

C’est l’une des premières raisons pour lesquelles le CAC 40 mais plus globalement les indices progressent la plupart du temps : leurs compositions sont révisées fréquemment en fonction de l’évolution des capitalisations boursières des entreprises qui les composent (4 fois par an pour le CAC 40).

Une capitalisation boursière d’une société est simple à calculer, il s’agit du produit du nombre d’action en circulation fois la valeur marché. Ainsi LVMH qui détient 505 431 285 titres à 371.45€ (cotation au 10/10/2019) à une capitalisation boursière de plus de 187 milliards d’€, c’est la plus importante valorisation de l’indice devant l’Oréal[1].

  1. LVMH : + 187 Mds € de capitalisation.
  2. L’Oréal : + 137 Mds € de capitalisation.
  3. TOTAL : + 119 Mds € de capitalisation.
  4. SANOFI : + 102 Mds € de capitalisation.
  5. AIR BUS GROUP (Ex EADS) : + 90 Mds € de capitalisation.

On comprend donc ici le lien entre performance d’un action, calcul de l’indice et performance de l’indice. Car si une action est en tendance baissière, son cours chute, sa capitalisation chute, son classement au sein de l’indice chute et peut même se faire dépasser par une action de l’indice CAC NEXT 20 (qui a vocation à remplacer les actions du CAC 40) lors de la prochaine révision trimestrielle. En somme, l’indice conserve les actions profitables et remplace les actions sous-performantes. Cela me rappelle un célèbre adage en bourse “En bourse, il faut couper ses pertes et laisser courir ses gains”.

Les banques centrales soutiennent l’économie

Les banques centrales sont chargées de mettre en œuvre la politique monétaire d’un pays ou d’une zone économique[2] . Elles cherchent à contrôler l’inflation par différentes mesures économiques comme la modification des taux d’intérêt.

Ainsi les cycles de récession, où la croissance économique se dégrade, vont être maitrisés par une politique monétaire accommodante (baisse de taux)[3]. Cette baisse des taux étant généralement très bien accueillie des investisseurs, les marchés peuvent continuer à augmenter dans une macro-économie compliquée.

Bien entendu, à long terme, si les mesures engagées par les banques centrales ne permettent pas une relance économique, un cycle baissier voir un krash boursier peut se manifester.

Les gros capitaux (banques / fonds d’investissement) sont plus acheteurs que vendeurs.

Pour des raisons très simples et évidentes, en premier lieu la législation, qui interdit la vente à découvert sur certaines actions depuis la crise des subprimes de 2008[4]. Les ventes à découvert sont réputées aggraver les crises financières et déclencher des mouvements de panique lors de forte chute.

Mais surtout, ce sont LES gros capitaux qui dominent la bourse par des tailles de position importantes. Ils ne peuvent pas vendre sans craindre l’effondrement des marchés financiers[5]. Ils ont des difficultés pour trouver des contreparties, il est plus facile d’acheter que de trouver des acheteurs. Leurs positions et leur manque de réactivité les obligent à investir sur du long-terme. Ils cherchent donc à investir (BUY), et vendent (SELL) pour couvrir leur position, gérer leur risque.

Il y aura toujours des cycles

Cet article n’a pas pour but de vous pousser à l’achat. Un marché financier est composé de cycle court-termes et long-termes. Il y aura toujours des cycles court-termes baissiers (actualités défavorables, prises de bénéfice) et des cycles long-termes baissiers (krash). Mais il doit vous faire comprendre que ces cycles sont minoritaires et peut être vous faire revoir votre position et stratégie.

Cet article s’applique aux indices et ne s’applique pas au forex, d’où l’intérêt de maitriser et connaitre le type d’actif que l’on trade.


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