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Crypto-monnaie, Bitcoin : Trading et formation.

1500. C’est le nombre de crypto-monnaies disponibles, et ce nombre augmente de jour en jour. Pourtant dans l’univers des cryptomonnaies le Bitcoin est l’actif (spéculatif) le plus répandu.

Créateur inconnu, volatilité unique, surveillance des états et des banques centrales, engouement irrationnel des investisseurs… Le Bitcoin est, sans aucun doute, le crypto-actif qui suscite le plus de débats et de méfiance.

Et pour cause…

Créé pendant la crise des subprimes, le 31 octobre 2008, son fonctionnement est gouverné par des principes complètement opposés à une monnaie dite “traditionnelle” :

  • décentralisé, indépendant des banques centrales ;
  • quantité limitée à 21 millions d’unités ;
  • production planifiée ;
  • utilisation en accord entre un acheteur et un vendeur ;
  • transactions publiques.

Cet actif numérique a “juste” besoin d’un réseau informatique et d’une base de données (la blockchain) pour exister et “vivre”.

Bref, une véritable alternative aux monnaies classiques, à un système bancaire qui a failli lors de la bulle immobilière de la fin des années 2000.

Aujourd’hui, ses grands principes sont connus. Sa volatilité, son intérêt par de grandes entreprises (Paypal, …), et sa parité en dollars font la une des médias.

Beaucoup d’investisseurs ont découvert le trading grâce au Bitcoin.

Mais comment fonctionne réellement le Bitcoin ou les crypto-monnaies ? Peut-on s’en servir comme un placement financier pour faire fructifier son épargne ? Quels risques et comment les minimiser ? où se former ?

Dans cet article, nous vous proposons une analyse complète de cet “or numérique”, à la fois objet de toutes les convoitises, synonyme d’arnaques et source d’inquiétudes.

Qu’est-ce que le Bitcoin ?

Un actif international aux origines inconnues. Voilà comment on pourrait définir le Bitcoin, la monnaie créée par un certain Satoshi Nakamoto.

Mais qui se cache derrière ce pseudonyme ? Une ou plusieurs personnes ? D’où vient-il ?… Une “entité” entourée de mystères.

Croyances, voire mysticisme entourent cette devise virtuelle utilisée pour spéculer et réaliser des millions de transactions. Et pourtant, aucun investisseur n’a tenu matériellement une pièce ou un billet libellé en Bitcoin.

Dans ce projet 100 % numérique, un seul objet matériel. Un livre blanc intitulé ” Bitcoin: A Peer-to-Peer Electronic Cash System” (téléchargé et imprimé par des technophiles) qui explique les fondements et le fonctionnement des crypto-monnaies

Et… c’est tout !

Les intentions du créateur sont, en revanche, beaucoup plus explicites.

Nous sommes en pleine crise des subprimes (2008-2009). Une période angoissante pour les épargnants.

Chute des cours boursiers, faillite de Lehman Brothers, affaire Kerviel – Société Générale…. Les grandes banques internationales, leur mode de fonctionnement suscitent la méfiance.

Parallèlement, les banques centrales injectent (et continuent à le faire, …) énormément de liquidités dans les économies nationales et continentales, créent de la monnaie pour limiter les effets de la crise, pour protéger les banques commerciales.

Cette stratégie, adoptée par les autorités politiques et économiques, n’est pas sans risques… Une hyperinflation menace. Pour les investisseurs, cette situation signifie une perte de pouvoir d’achat.

Crise grecque, crise chypriote, pandémie de COVID-19… Le Bitcoin apparaît comme une valeur refuge, une alternative à un système bancaire défaillant.

Aujourd’hui, la célèbre crypto-monnaie est plus une monnaie de spéculation que de transactions.

Remarquez !

Le processeur de paiements en bitcoins Bitpay comptait 1 000 000 000 de dollars de transactions entre 2017 et 2018. Comparativement, Visa enregistrait des mouvements de capitaux de 11,2 trilliards de dollars juste en 2018 !!!

Sur tous les fronts le Bitcoin gagne en légitimité mais reste en proie aux spéculations et contraintes réglementaires (exemple Chine, désintérêt Tesla…)

Plus généralement sur l’univers des cryptomonnaies et de la blockchain.

Absence d’une autorité de contrôle, décentralisation, faits d’usages, blockchain… Avant d’investir et de trader le Bitcoin, il est incontournable d’étudier les mécanismes qui contribuent à l’évolution d’une cryptomonnaie et à l’intérêt qu’on lui porte.

Une cryptomonnaie est-elle une monnaie ?

3 critères définissent la monnaie :

  • c’est une unité de compte (elle détermine la valeur des biens et des services) ;
  • c’est un moyen de transactions entre acheteurs et vendeurs ;
  • une réserve de valeur, elle peut être stockée et accumulée.

Les crypto-actifs qui respectent ces conditions peuvent être considérés comme une monnaie.

Mais attention…

Les monnaies traditionnelles sont “encadrées” par des règles et “pilotées” contrairement aux cryptomonnaies.

Euro, dollar, livre sterlingLeurs fonctionnements reposent sur l’existence d’un cours légal et d’une autorité de contrôle (une banque centrale), véritable “tiers de confiance” pour valider les échanges.

Aucun commerçant ne peut refuser ces monnaies comme moyen de paiements, leur valeur est régulée par les banques centrales selon l’environnement économique et social des états. Les fraudes sont sanctionnées, les victimes peuvent déposer un recours auprès des autorités publiques.

Les cryptomonnaies n’obéissent pas aux mêmes règles :

  • les transactions reposent sur le fait d’usages, c’est-à-dire que le vendeur et l’acheteur se mettent d’accord pour utiliser ce moyen de paiements. Une cryptomonnaie peut être refusée par un commerçant ;
  • leur valeur est uniquement liée à la demande ;
  • les fraudes ne sont pas sanctionnées.

Bref, c’est fondamental d’être en confiance. La blockchain, ses mécanismes de fonctionnement jouent un rôle majeur pour rassurer les agents économiques. 

Une défiance signerait la fin de vie des cryptomonnaies où chaque turbulences (Tesla, Chine, …) entrainent des mouvements inquiétants. 

La blockchain, le tiers de confiance.

La communauté des utilisateurs, la blockchain et la puissance de calculs des ordinateurs valident des transactions.

Comment cela fonctionne ? 

Une transaction équivaut à un bloc. Sur une durée variable (selon les cryptomonnaies), une succession de transactions codées intègrent ce bloc. À la fin du temps imparti, les mineurs (les propriétaires qui mettent à disposition leurs ordinateurs) certifient la régularité de l’ensemble des transactions. Le tout par le biais d’une opération mathématique extrêmement complexe.

La rémunération des mineurs pour la résolution de chaque “casse-tête” et la transparence des transactions (chaque opération en bitcoins est publique et consultable par la communauté) instaurent de la confiance.

Malgré tout, les cryptomonnaies sont au cœur de polémiques.

“Les cryptomonnaies posent un vrai problème de financement du terrorisme” (Bruno Lemaire)

La blockchain favorise les échanges avec plus de sérénité grâce à la traçabilité et à la sécurisation des transactions.

Protection des données personnelles, optimisation de trésoreries, calcul de taux d’assurance, suivi de matières premières… Toyota, BNP, BHP Billiton, l’Estonie… utilisent cette technologie numérique innovante pour des usages non-commerciaux. 

Mais cette décentralisation est très controversée (participations à des actions criminelles, à des opérations illégales, …).

A priori, la communauté de mineurs (qui valident les transactions) n’est pas qualifiée pour garantir la légalité des usages et les intentions des utilisateurs.

Une véritable problématique abordée lors de débats durant l’automne 2020 en France. 

Le 30 septembre dernier, 29 Français sont arrêtés sur le territoire national. Accusés de financer un réseau de djihadistes, ils achetaient des coupons de bitcoins dans des bureaux de tabac (sans présenter de pièces d’identité) et les transmettaient par messagerie cryptée à une organisation qui devait ensuite, contre rémunération, assurer la conversion en monnaie locale puis redistribuer les fonds à leurs proches bloqués en Syrie. Conversion réalisée sur des plateformes françaises avec présentation d’une pièce d’identité qui a permis de remonter jusqu’au réseau.[1]

Le 16 octobre 2020, l’assassinat de Samuel Paty pose une nouvelle fois la question du rôle des cryptomonnaies dans le financement du terrorisme. Le ministre de l’Économie, Bruno Lemaire, invitait à la plus grande vigilance :Vous pouvez demander 150 euros dans un bar tabac, puis 150 euros dans un autre bar tabac, au bout du compte récolter une somme importante, 1500 euros, qu’une association islamiste ou un combattant situé à l’étranger, pourra retirer en liquide, à l’étranger, sans aucune trace”. “Les cryptomonnaies posent un vrai problème de financement du terrorisme, je le dis depuis des années”. 

Un manque de contrôles, de régulations institutionnelles qui expliquent la volatilité des cours, quasi-unique, de ces actifs.

Les cryptomonnaies : une absence de valeur intrinsèque, un peu d’histoire.

Montées en puissance, éclatements de bulles, consolidations, reprises, … La volatilité des cours, les mouvements haussiers et baissiers soudains, de grandes amplitudes, caractérisent particulièrement les cryptomonnaies.

La décentralisation de ces actifs, l’absence d’une valeur intrinsèque (contrairement aux obligations ou aux actions) impliquent une appréciation de leur valeur liée à la demande des utilisateurs. La demande augmente, leur cours augmente. La demande diminue, leur cours diminue.

Résultats : une volatilité insolite, une valeur qui évolue au gré de l’intérêt des investisseurs.

L’exemple du Bitcoin est éloquent.

2009 – 2010 : les premiers intérêts.

En octobre 2009, 1 bitcoin vaut 0,001 $.

Premiers bugs repérés sur la blockchain, première plateforme pour trader le Bitcoin (Mtgox), premières expérimentations “extérieures” sur le minage… Le Bitcoin commence “à capter l’attention” au cours de l’année 2010.

Le 12 décembre, Satoshi Nakamoto quitte le projet.

31 décembre 2010 : un bitcoin représente 0,3 $.

2011 : “le 1er krach.”

Les mineurs s’organisent. Des fermes équipées d’ordinateurs de plus en plus puissants naissent.

Le Bitcoin atteint 23,95 $, le 10 juin et connaît une violente chute de cours, suite au piratage de la plateforme Mtgox. Le 19 juin, un bitcoin vaut 17,51 $.

À noter : Naissance de la plateforme française pour trader le Bitcoin (Paymium), le 16 août.

2012 : le 1er halving.

Le 1er halving, en novembre, s’accompagne d’une division par 2 de la rémunération des mineurs. 

Le cours du Bitcoin passe de 5,27 $ à 13,51 $ entre le 1e janvier et le 31 décembre.

La fondation Bitcoin voit le jour en septembre pour protéger les intérêts de la devise virtuelle.

Une année également marquée par de nombreuses publications, sous forme de livres blancs, dédiées à la devise.

À noter : WordPress, leader mondial des CMS (Content Manager System), autorise des transactions en bitcoins.

2013 : les institutions bancaires et gouvernementales s’intéressent de plus en plus au Bitcoin.

Le mois de mars est marqué par la crise chypriote. Les banques restent fermées pendant 12 jours. Les épargnants sentent qu’ils perdent la maîtrise de leurs fonds.

Le 9 avril, un bitcoin vaut 230 $. Un record historique suivit d’un second krach le lendemain. Un bitcoin vaut alors à 165 $.

En septembre, le président de la Réserve Fédérale Américaine, Ben Bernanke, émet un point de vue positif sur le Bitcoin. Il décrit la devise virtuelle comme un moyen de paiements sûr et efficace.

Le 3 novembre, la plateforme eBay déclare s’intéresser au Bitcoin. 4 jours après, le 7 novembre, le Bitcoin atteint un sommet historique à 283,30 $.

Universités, agences voyages, … Les transactions en bitcoins se démocratisent. Le Bitcoin franchit pour la première fois le seuil de 1 000 $.

Cette montée en puissance inquiète les institutions gouvernementales et économiques. 

En décembre, de nombreuses banques centrales (européenne, asiatiques, …) alertent les particuliers et les professionnels sur les risques de trader le Bitcoin.

2014 : la chute de Mtgox.

Le début de l’année représente la fin de l’aventure de la plateforme Mtgox (principale plateforme pour trader le Bitcoin). Le cours chute au fil des déboires de la société incapable d’assurer la fiabilité de la plateforme (malléabilité des transactions) et de gérer les demandes de retraits. D’autres plateformes (Silk Road 2, Vircurex, …) subissent des tentatives de piratage, rencontrent des problèmes de sécurité et de solvabilité.

Le cours du Bitcoin est passé de 841,07 $ le 24 janvier à 443,01 $ le 28 avril. La liquidation de Mtgox a été prononcée le 24 avril 2014.

Une chute des cours accélérée par la presse chinoise. Les autorités nationales interdiraient aux établissements bancaires de détenir des comptes de plateformes d’échanges de bitcoins.

De l’autre côté du Pacifique, la situation est bien différente, le Bitcoin apparaît comme une opportunité business.

Overstock.com, Tigerdirect, Dish, Dell, Wikipédia, Braintree, Paypal, Microsoft … acceptent le Bitcoin comme moyen de paiements. 

Le Bitcoin divise le monde. 

À l’ouverture américaine, s’oppose la méfiance française, chinoise et russe. Aux États-Unis, on parle d’aubaine, de l’autre côté de la planète, on met en garde.

Après la forte chute du début d’année, la valeur du Bitcoin oscille entre 300 et 620 $.

2015 : un intérêt marqué pour la blockchain.

L’armée américaine, IBM, UBS, des banques d’investissements réalisent des recherches sur la colonne vertébrale du “Bitcoin” et envisagent son utilisation.

Les start-ups spécialisées dans le Bitcoin, soutenues par de grandes entreprises internationales (Orange, …), lèvent des fonds de plusieurs millions de dollars.

Un environnement économique et gouvernemental (Le Luxembourg légalise l’échange de bitcoins à l’échelle nationale, …) plutôt favorable accompagne une hausse du Bitcoin qui atteint 429,78 $ le 28 décembre 2015. (Le 5 janvier 2015, sa valeur était de 280,70 $.)

 2016 : 2e halving.

Sur le premier semestre, la valeur du Bitcoin varie en moyenne entre 400 $ et 500 $.

Le second halving intervient le 9 juillet 2016, à un cours de 650,63 $.

Le second semestre est marqué par une progression fulgurante.

Au 31 décembre, le Bitcoin atteint la valeur de 968,23 $.

2017 : des records battus les uns derrière les autres.

Le 1er janvier, le Bitcoin vaut 997,69 $.

En début d’année, surveillance accrue des plateformes qui permettent de trader le Bitcoin par les autorités chinoises (inspections, fermetures administratives, …) et par conséquent une forte instabilité.

Le 12 janvier, un bitcoin vaut 802,83 $.

Le 6 juin, les plateformes chinoises sont autorisées à accepter les demandes de retraits. Le cours du Bitcoin s’élève à 2 933 $. Il ne cessera de progresser pour atteindre le 1er septembre 4 950,72 $. Ce pic historique sera suivi d’une forte chute provoquée par la fermeture de 2 plateformes chinoises BTCC et ViaBTC. Le 14 septembre, un bitcoin vaut 3 226,41 $.

Une progression décisive en novembre. Le Wall Street Journal annonce que des contrats à terme sur la devise sont disponibles sur le NASDAQ. 

Entre le 29 novembre, date de parution du journal et le 17 décembre, le cours du Bitcoin connaît une croissance fulgurante de 9 816,35 $ à 19 086,64 $.

Une chute violente à la fin de l’année. En 14 jours, le Bitcoin perd 5 226,50 $ (cours au 31 décembre, 13 860 $).

À noter sur cette année 2017 : la France et le Japon reconnaissent le Bitcoin comme un moyen de paiements.

2018 : une chute vertigineuse.

1e janvier, un bitcoin vaut 13 412,44 $. 31 décembre, le cours atteint 3 740,50 $.

Une année marquée de déclarations de chefs d’états hostiles à la cryptomonnaie et une volonté claire de réguler des différentes institutions gouvernementales.

En France, la fiscalité évolue : Flat Tax de 30 % appliquée aux plus-values lors d’une cession de bitcoins.

 2019 : le Bitcoin se relève.

Un premier semestre à la croissance vertigineuse. Le 26 juin, un bitcoin vaut 12 907,14 $.

Ensuite, chute du cours pour atteindre 7 182,40 $, le 31 décembre.

Fait marquant de l’année : le 19 juin, Facebook publie un livre blanc sur sa monnaie virtuelle, le Libra. Cette publication a dopé le Bitcoin qui enregistre une hausse de 

3 618 $ en 7 jours.

2020 : le COVID-19 et Paypal dopent le cours.

Une pandémie, le COVID-19, qui paralyse l’économie internationale, des banques centrales qui injectent massivement des liquidités dans les économies nationales, des baisses de taux obligataires… Les investisseurs craignent une hyperinflation et constatent le manque d’actifs sans risques. Ce contexte les amène à investir dans le Bitcoin.

Le 3e halving du 11 mai 2020 participe à cette hausse.

Mais un événement essentiel va particulièrement stimuler le cours du Bitcoin en fin d’année. Le 11 novembre, PayPal permet à ses utilisateurs américains de trader le Bitcoin. Le cours du crypto-actif passe de 13 249,72 $ à 28 956,26 $ le 31 décembre 2020.

Et la suite récente, vous la connaissez. 

Où acheter des bitcoins ?

Acheter des crypto-monnaies en toute sécurité, trader le Bitcoin en toute confiance, éviter les tentatives de piratage… Se lancer dans l’aventure de la devise virtuelle exige un intermédiaire de confiance.

Et pour cause…

Selon la société de gestion Bitwise, 95 % de volumes d’échanges seraient faux (étude réalisée en 2019).[2] Les cours en euros et en dollars peuvent être inexacts. Pour trader le Bitcoin, au moment opportun, mener une analyse de l’environnement économique et s’entourer d’informations fiables sont incontournables.

Mais comment choisir la meilleure plateforme pour trader le Bitcoin ? Il y en a tellement…

L’engouement des particuliers pour le Bitcoin s’est accompagné de l’émergence de nombreuses plateformes dédiées à la monnaie plus ou moins sûres. Toutes vivement intéressées par ce nouveau vivier de clients.

Voici donc une présentation de deux acteurs majeurs du marché : Binance et Coinbase.

Binance, le géant.

Créée en 2017, la plateforme Binance est une véritable référence pour trader le Bitcoin. Elle gère une part non-négligeable des volumes d’échanges dans le monde. Très rassurant.

Échanges de bitcoins, achats, ventes, épargnes, prêts, sécurisations, dépôts, transferts… Une solution très complète pour les investisseurs débutants ou confirmés. 

Des fonctionnalités, des avantages, la plateforme n’en manque pas. Elle exploite pleinement les possibilités offertes par la décentralisation et la technologie de la blockchain :

  • trading avec ou sans effets de levier ;
  • mise en place de stop/loss ;
  • staking (Vous recevez une récompense pour sécurisation de la blockchain.) ;
  • carte de crédit Visa pour vos achats quotidiens ;
  • parrainage avec partage de commissions et accès à des réductions ;
  • BNB, cryptomonnaie de la société avec avantages ;
  • ressources et tutoriels pour une meilleure utilisation de la plateforme.

Binance a tout pour séduire les particuliers en quête d’un intermédiaire performant.

Coinbase, l’historique au cœur de l’actualité.

Fraîchement entrée en Bourse (valorisée 100 milliards de dollars), le 14 avril 2021, comment ne pas évoquer Coinbase.

Autre acteur majeur dans l’univers des cryptomonnaies, la société, créée en 2012, est la seconde plateforme mondiale pour trader le Bitcoin.

Comme Binance, Coinbase vous permet d’échanger, d’acheter, de vendre et d’épargner des bitcoins.

Par contre, son succès repose sur une autre “recette”.

Simplicité, sécurité, fiabilité… Coinbase a bâti sa réputation sur ces trois piliers.

L’interface ergonomique, la facilité de trader le Bitcoin rassurent les investisseurs débutants qui plébiscitent particulièrement la plateforme. Tout est facile, les repères sont immédiats.

56 millions d’utilisateurs vérifiés, 7 000 institutions et 115 000 partenaires. Les utilisateurs sont nombreux. À l’évidence, Coinbase suscite la confiance.

Ce n’est pas le fruit du hasard. Cette confiance résulte du choix stratégique de la société : rassurer à tout prix les utilisateurs.

Comment ?

Pour gagner en légitimité et apparaître comme un intermédiaire de confiance, Coinbase dialogue régulièrement et étroitement avec les institutions officielles et gouvernementales.

Basée et réglementée aux États-Unis, approuvée par les autorités réglementaires du Royaume-Uni et de l’UE, soutenue par des investisseurs reconnus (la banque de Tokyo, …), site Internet et portefeuilles clients cryptés, sécurisation de fonds avancée… Coinbase se donne les moyens pour rassurer les investisseurs.

Coinbase n’a, a priori, jamais été victime de piratage. La plateforme ne s’est jamais fait voler un seul bitcoin.

Un positionnement et une réputation qui expliquent, sans aucun doute, l’engouement des investisseurs pour y trader le Bitcoin malgré des frais de commissions élevés.

Trader et investir dans le Bitcoin

Coinbase et Binance offrent des solutions simples pour trader le Bitcoin et s’ouvrent, finalement, à un public assez large.

D’autres sociétés proposent des produits beaucoup plus complexes, plus risqués destinés à des investisseurs encore plus avertis.

Le CFD : investir sur le Bitcoin avec un effet de levier.

IG, Plus500, CMC Market, des plateformes étrangères vous permettent de trader le Bitcoin avec des produits dérivés et notamment un CFD (contrat pour différence).

Avec un CFD, vous spéculez à la baisse ou à la hausse sur le cours du Bitcoin. C’est un accord conclu entre un acheteur et un vendeur avec une particularité. L’acheteur ne devient pas le propriétaire de l’actif. Sa rémunération repose sur la plus-value ou la moins-value enregistrée entre la signature du contrat et la vente du produit. Plus-value, il encaisse. Moins-value, il paye le vendeur.

Absence d’un investissement minimal (contrairement à une action), cotation continue (investissement possible hors des heures d’ouverture et de fermeture de la Bourse), effet de levier important, … Le contrat pour différence est très apprécié pour “sa souplesse”.

Par contre, des risques existent…

Avec un effet de levier, vous pouvez perdre beaucoup plus que le capital investi.

La société CMC Market souligne la nature risquée de ce produit sur son site Internet : “Les CFD sont des instruments complexes et présentent un risque élevé de perte rapide en capital en raison de l’effet de levier. 73 % de comptes d’investisseurs non-professionnels perdent de l’argent lors de la négociation de CFD avec ce fournisseur.” 

Soyez vigilant ! Les CFD sont si risqués que, en France, leur commercialisation est très encadrée et l’effet de levier ne peut pas excéder 2, comme l’indique l’Autorité des Marchés Financiers sur son site Web : le prestataire qui les commercialise doit être agréé en tant que Prestataire de services d’investissement (PSI) et ne peut pas vous proposer de CFD sur crypto-actifs dont l’effet de levier serait supérieur à 2.” 

ICO : investir sur le Bitcoin en soutenant les start-ups.

Une ICO (Initial Coin Offering), c’est un mixte entre le crowdfounding et une cryptomonnaie. Des start-ups, qui exercent dans l’univers des crypto-actifs, organisent une levée de fonds pour soutenir leur développement. Elles présentent sur une plateforme spécialisée (comme French-ICO) leur projet et émettent des tokens échangeables.

Que font les investisseurs avec leurs tokens ?

3 possibilités :

  • toucher une partie des bénéfices (un dividende) ;
  • les échanger contre d’autres cryptomonnaies sur une plateforme d’échanges ;
  • profiter des services de l’entreprise.

Financements et gains rapides (projets d’envergure internationale), promotion assurée par les investisseurs … Ce mode de financement “éclair” favorise un développement fulgurant des start-ups.

Mais, comme pour les CFD, vous pouvez rapidement perdre votre capital.

3 raisons principales :

  • aucune régulation institutionnelle ;
  • multiplication des arnaques en ligne avec aucune possibilité de recours ;
  • absence de garanties sur la viabilité de projets technologiques novateurs, parfois difficiles à comprendre.

Quels sont les risques du Bitcoin ?

Échapper au monopole des banques centrales. Décentraliser la prise de décision. Proposer une monnaie transnationale. Préserver les libertés individuelles et l’anonymat. En temps de crise, le “projet Bitcoin” séduit, le comportement des investisseurs interpelle.

Ils placent, sans aucune hésitation et sans possibilité de recours, une partie de leur épargne (et donc une partie de leur avenir) sur un support d’investissements aux origines inconnues et sans historique, dématérialisé (contrairement à l’immobilier ou à une action), sans valeur intrinsèque et qui, potentiellement, peut perdre 50 % de sa valeur du jour au lendemain (inutilisable comme monnaie).

Le Bitcoin s’affranchit des codes “traditionnels” et casse les conventions. Pour autant, son succès repose sur une théorie fondamentale en économie : croissance = confiance.

Cette confiance (On peut même parler de croyance.) n’est pas sans dangers pour des particuliers aveuglés par la hausse des cours. Attentifs à l’intérêt porté par les plus grandes entreprises du monde à cet or numérique, nombre d’entre eux investissent uniquement en adoptant un comportement moutonnier.

L’engouement des investisseurs, le fonctionnement du crypto-actif inquiètent des états qui désirent reprendre, le plus rapidement possible, le contrôle de la situation et éviter de nombreuses dérives.

Une intervention qui peut bouleverser les “équilibres” précaires d’une monnaie dont la valeur ne repose que sur la loi de l’offre et la demande. Les investisseurs qui ont occulté toute analyse économique en subiront alors les conséquences.

L’intervention des états peut s’accompagner d’un risque de chute des cours.

La blockchain n’a pas encore dévoilé encore tous ses secrets, son fonctionnement reste flou. Les transactions sont certifiées par des ordinateurs qui fonctionnent en peer-to-peer. Le Bitcoin n’est pas régulé par les banques centrales. Les échanges sont anonymes et difficilement traçables. Bref, beaucoup trop d’inconnus pour les états qui s’inquiètent des intentions des utilisateurs de la monnaie virtuelle.

Blanchiments d’argent, fraudes fiscales, financements du terrorisme, achats de produits illicites… Certains acheteurs, certains vendeurs ont bien compris les bénéfices qu’ils pouvaient tirer du Bitcoin.

Le Bitcoin, monnaie qui échappe à tout contrôle institutionnel, qui place le citoyen au cœur du projet, offre beaucoup de libertés. Beaucoup trop de libertés sans contreparties estiment les états.

Faute de contrôles sur la devise, les gouvernements ont donc décidé de surveiller étroitement le fonctionnement des plateformes dont l’activité favorise le développement économique du Bitcoin.

En 2013 et 2014, le FBI ferme deux versions du site “Silk Road“ spécialisé dans la vente de narcotiques en ligne avec le Bitcoin.

Le 6 décembre 2011, le Tribunal de Commerce de Créteil oblige les plateformes de conversions (fourniture d’un service de paiements) à obtenir un agrément de l’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR) .

En 2013, l’ACPR oblige les sociétés qui autorisent à vendre et à acheter des bitcoins à avoir l’agrément de prestataires de services de paiements. 

“L’étau” des états ne cesse de se resserrer sur le Bitcoin pour en surveiller les usages.

Un encadrement étatique destiné à :

  • protéger les investisseurs particuliers “honnêtes” ;
  • éviter le détournement des fonds à des fins illégales ;
  • décourager les utilisateurs malveillants du Bitcoin.

Cet “étau gouvernemental” risque de détourner du crypto-actif des malveillants (trafiquants, terroristes, …) qui profitaient de sa “souplesse”. Au final, une chute de la demande, une chute des cours et donc une perte de capital.

Les banques centrales contre-attaquent.

Échanges internationaux de bitcoins entre ordinateurs, volonté de grandes entreprises telles que Facebook d’être un acteur majeur inquiètent les institutions financières mondiales.

Qu’arriverait-il si une entreprise comme Facebook mettait à disposition de sa communauté gigantesque une monnaie incontrôlée par les états ? Les conséquences sur les économies nationales seraient, sans aucun doute, considérables.

Le Bitcoin, une alternative intéressante dans les pays touchés par une instabilité politique et monétaire. Dans certains pays émergents (Venezuela, …) où l’inflation bat des records, le Bitcoin est une monnaie de transactions à la valeur plus rassurante que la monnaie étatique.

Ces risques, les banques centrales en ont pleinement conscience…

Elles décident donc d’entreprendre une numérisation des grandes monnaies internationales comme le dollar, l’euro et le yuan.

Prenons l’exemple du projet d’Euro numérique de la BCE.

Une monnaie virtuelle utilisable par les Européens sans l’intermédiaire des banques commerciales, avec un impact direct sur les économies nationales (consommations des ménages, investissements des entreprises, …).

4 objectifs :

  • compléter espèces et dépôts ;
  • un vecteur de numérisation de l’économie européenne ;
  • faciliter l’accès à la monnaie ;
  • protéger les particuliers des paiements non protégés et non réglementés.

Selon Fabrice EPELBOIN, enseignant à Science Po et spécialiste des réseaux sociaux, l’Euro numérique apparaîtra alors comme : “la stablecoin ultime, … Une monnaie numérique comme le Bitcoin, mais dont le but est d’avoir une valeur la plus stable possible. Ce sont des monnaies qui vont servir de refuge entre des opérations spéculatives ou juste pour stocker un capital disponible”.

Même si des agents économiques s’intéressent à l’Euro numérique pour spéculer, sa volatilité sera bien moindre que celle du Bitcoin (supériorité de la masse monétaire de l’Euro).

Une initiative intéressante auprès d’investisseurs soucieux de préserver leur épargne ce qui les incitera à abandonner le Bitcoin volatil. Une baisse de demande qui provoquera alors une baisse des cours.

Un risque de manipulations des cours.

Le Bitcoin évolue dans un marché non régulé et n’a aucun cours officiel. Le crypto-actif réagit aux rumeurs, aux jugements des entreprises et des institutionnels. La valeur de cette monnaie virtuelle repose uniquement sur la confiance des agents économiques.

Pensez-y… Quand Tesla a acheté 1,5 milliard de dollars de bitcoins en février 2021, les cours ont bondi de 20 % en 48 heures. Romain Saguy, directeur marketing de Coinhouse, indique également que « Le jour de l’annonce de Tesla, toutes les plateformes d’achat ont été saturées de demandes ».

Une situation qui interpelle…

Rien n’empêche une entreprise ou un agent économique d’investir dans le Bitcoin, d’annoncer son intérêt et de récupérer ses plus-values après la hausse des cours. Les investisseurs “qui suivent le mouvement” (pour investir ou trader le Bitcoin) peuvent subir d’importantes pertes financières en quelques jours.

L’absence de sécurisation des comptes.

Un sujet sensible, le revers de la médaille de la décentralisation. Aucune garantie institutionnelle sur la sécurisation de votre capital quel que soit le levier d’investissements (trader le Bitcoin sur des plateformes d’échanges, ICO, …).

Vols, piratages, escroqueries ou de faillites des intermédiaires, aucun recours. L’intégralité du capital est perdue.

Ainsi, quand la plateforme Mtgox a été piratée, 850 000 bitcoins ont été dérobés. Un piratage qui a “soulagé” 127 000 investisseurs de leur épargne.[3]

La liquidité du Bitcoin en question.

La valeur du Bitcoin répond à la loi de l’offre et la demande. Tant que la confiance soutient la croissance de la monnaie virtuelle, les risques de liquidités sont mesurés. Mais le Bitcoin se caractérise par son imprévisibilité.

L’histoire de la cryptomonnaie a été marquée par des crises de confiance génératrices d’une forte volatilité. Des situations qui n’ont pas menacé la survie du Bitcoin. Mais le passé ne présage pas de l’avenir. Le retrait d’un investisseur important, un piratage à grande échelle, … peuvent entraîner une chute des cours et une absence de confiance. 

Difficile de vendre ses Bitcoins sans acheteurs et si vous avez besoin de liquidités rapidement…

Peut-on gagner de l’argent avec le Bitcoin ?

Un coupon d’obligations souveraines nul, une inflation en hausse, la méfiance envers le système bancaire grandit. Alors les investisseurs en quête de rendement et faute d’alternatives de placements fructueux ont acheté et achètent encore du Bitcoin. Une prise de risques élevée, parfois inconsciente.

Est-il possible de gagner de l’argent avec le Bitcoin ? 

Oui… Des investisseurs célèbres ont fait fortune.

Mais comme tout placement avec un haut rendement intéressant, les investisseurs doivent être conscients que trader le Bitcoin, c’est supporter certains risques :

  • une volatilité très élevée ;
  • une absence de liquidités ;
  • une perte totale de capital.

Les frères Winklevoss : de l’échec Facebook au succès Bitcoin.

Célèbres, les frères Winklevoss l’étaient avant de devenir les premiers milliardaires du Bitcoin. Ils ont poursuivi en justice Mark Zuckerberg (fondateur de Facebook) qui aurait exploité, à leur insu et pendant leur collaboration, leur idée de créer un réseau social entre étudiants pour fonder Facebook. Une action en justice qui leur a rapporté 20 millions de dollars en liquide et de 45 millions en actions Facebook.

Une histoire ancienne…

En 2012, les deux rameurs olympiques ont investi 1 million de dollars dans le Bitcoin avec la plateforme BitInstant (1 % de la cryptomonnaie en circulation à cette époque).

Un pari osé, le crypto-actif était à ses balbutiements.

“On se souvient encore du temps où le Bitcoin valait moins de 8 dollars”, déclarait Tyler Winklevoss lors d’une interview pour Bloomberg en 2018 .

Et pourtant, cette aventure a bien failli se solder par un échec après la liquidation de la société BitInstant et la perte de leur capital.

Une mésaventure qui ne les a pas empêchés de croire dans le potentiel des cryptomonnaies. Ils fondent Winklevoss Bitcoin Trust pour investir dans des start-ups et pour créer en 2015 la plateforme d’échanges Gemini pour permettre aux investisseurs de trader.

Un engagement qui semble avoir porté ses fruits… Chaque frère possède une fortune estimée à 3 milliards de dollars.[4]

Tim Draper : célèbre investisseur en capital-risque de la Silicon Valley.

Tim Draper a, lui aussi, vécu une désillusion en perdant près de 250 000 $ d’investissements en bitcoins lors de la faillite de Mtgox. 

Cette expérience problématique n’a pas affecté sa confiance dans la devise virtuelle. Malgré les derniers sommets, il estime que le Bitcoin n’a pas encore atteint son plein potentiel : “Je pense que le Bitcoin en 2022 ou au début de 2023 atteindra 250 000 dollars.”

Tesla, SpaceX, Twitter, … Le moins que l’on puisse dire, c’est que ce célèbre investisseur s’intéresse aux projets audacieux. 

En 2014, une enchère est organisée par le service des Marshals des États-Unis qui ont procédé à l’arrestation Ross Ultbrich, fondateur de la plateforme controversée “Silk Road”(vente de produits illicites contre un paiement en bitcoins). L’homme d’affaires y participe et achète, pour 18,7 millions de dollars, 30 000 bitcoins appartenant à Ultbrich. 

Un pari gagnant…

En février dernier, son investissement valait 1,5 milliard de dollars.

Le Bitcoin, uniquement des “success stories” ?

Les frères Winklevoss, Tim Draper ont pu rebondir après des premiers pas délicats dans l’univers Bitcoin. En investissant très tôt, en acceptant la volatilité, le crypto-actif a participé à leur enrichissement.

Mais attention…

Ce n’est pas le cas de tous les investisseurs qui ont voulu trader le Bitcoin.

Certains sont riches “virtuellement”. D’autres ont été victimes d’escroqueries. 

La perte d’un mot de passe peut coûter cher… Très cher !

20 %. C’est le pourcentage de bitcoins “inaccessibles” en circulation. Selon le New York Times, ils appartiennent à des particuliers “étourdis” qui ont investi quelques dollars au début de l’aventure, mais qui ont oublié leur mot de passe ou qui ont bloqué leur compte en multipliant les tentatives de connexions infructueuses.[5]

140 milliards de dollars perdus, aucun recours.

Le Bitcoin n’attire pas que des investisseurs… Des escrocs également !

697. C’est le nombre de réclamations auprès de l’AMF (Autorité des Marchés Financiers) en début d’année 2018. Des particuliers qui ont investi une partie de leur épargne sur des plateformes aux offres alléchantes. 

Près de 700 investisseurs qui ont perdu 14 millions d’euros avec des recours très limités comme l’indique, sur son site web, l’autorité publique indépendante chargée de protéger les épargnants et de surveiller l’évolution des marchés : ”Si la plateforme exerce légalement son activité, la médiation de l’AMF peut intervenir pour tenter de résoudre votre litige à l’amiable. En revanche, avec une plateforme illégale, votre seul recours sera de porter plainte auprès de la police ou de la gendarmerie. Malheureusement, dans ce cas, les chances de retrouver votre argent sont très limitées car les escrocs sont le plus souvent basés à l’étranger.” 

L’analyse technique pour trader le Bitcoin.

Quand acheter ? Quand vendre ? Sans aucun doute, ces questions taraudent tous les investisseurs quelle que soit la nature du placement.

Contrairement à des actions d’entreprises les investisseurs ne peuvent pas réaliser une analyse des fondamentaux du Bitcoin, ne peuvent pas calculer son PER, c’est une monnaie virtuelle sans valeur intrinsèque. Aucun bilan qui renseigne sur la santé de la devise. Aucun résultat financier pour analyser les bénéfices d’une stratégie.

L’évolution du cours repose sur la confiance des investisseurs et le niveau de la demande. Par conséquent, seule l’analyse technique peut appuyer des convictions d’achats et de ventes grâce à la détection et l’interprétation d’indicateurs de marchés. 

La courbe du cours du Bitcoin est marquée par une alternance 2 phases : la tendance et l’attentisme.

  • la tendance : le cours du Bitcoin suit une dynamique haussière (le prix augmente) ou baissière (le prix baisse) ;
  • l’attentisme : le cours du Bitcoin se stabilise entre 2 “bornes” ou limites de prix sur une période plus ou moins longue.

L’analyse technique correspond à une analyse graphique de la courbe du Bitcoin. Des lignes de support (prix plancher) et de résistance (prix plafond) définissent une phase d’attentisme, une phase d’incertitude des investisseurs. 

La prévision de tendance repose sur l’analyse de cette phase d’attentisme, de stabilisation des prix. Plus un cours oscille entre deux valeurs pendant une longue période, plus la tendance à venir, quand un support ou une résistance sera cassé, sera de forte amplitude et solide.

Un niveau de cours inférieur à un support peut être interprété comme un signal vendeur. À contrario, un niveau de cours supérieur à une résistance peut être un encouragement à l’achat.

L’analyse technique n’offre aucune garantie !

“ Il n’y a qu’une vérité, c’est qu’il n’y a pas de vérité absolue”.

Jules Lagneau

Cette affirmation s’applique complètement aux lignes tendances. 

Il faut donc demeurer vigilant. Avec le Bitcoin, un titre très volatil, très réactif au moindre effet d’annonce, au moindre événement extérieur, un retournement de tendance soudain peut intervenir. Trader le Bitcoin, c’est loin d’être évident. 

C’est exactement ce qui s’est passé en mars 2020. Entre le 1er janvier et le 12 février, la tendance était haussière. La crainte du COVID-19 a provoqué un retournement de tendance conclu par une chute violente du cours entre le 11 et le 12 mars 2020 (une perte proche de 3 000 $). 

Les Formations Crypto-monnaies et Bitcoin

L’analyse technique est une discipline qui demande un niveau d’expertise particulier. Il n’y a pas lieu de lui accorder plus de valeur qu’elle peut en offrir. Mais bien maitrisée elle peut être un formidable outil de gestion des risques, qui dans des actifs à forte volatilité est nécessaire pour préserver son capital. 

Si certains traders se sont construits tout seul, aidés par les hausses fulgurantes des crypto-monnaies, les chutes récentes et l’intérêt exacerbé demandent une rigueur et une maitrise de ses émotions peu communes. 

Les formations spécialisées, elles aussi peu communes deviennent un pré-requis. 

IVT : Quand les traders indépendants s’attaquent au Bitcoin. 

Bien conscient des enjeux et des spécificités techniques que demande le trading, nous avons interrogé Rodolphe Steffan, trader indépendant, formateur et porteur du projet Interactiv Trading qui depuis peu trade intensément les crypto-monnaies.

Il nous révèle en exclusivité sa psychologie.

Bonjour Rodolphe, la volatilité du marché action n’est plus à démontrer, comment est-il possible de trader cet actif ?

RS. Oui c’est un fait et aussi un avantage, j’aime toujours dire qu’il faut aller là ou se passe l’action, c’est un peu ma devise, alors avec la communauté IVT nous sommes allés sur les crypto-monnaies en 2020. La volatilité et le bull run, ont été tels qu’il était facile de gagner de l’argent dans un premier temps, beaucoup peuvent vous le confirmer.

La volatilité permet d’être très vite gagnant ou très vite perdant (invalidation normale). Dans les deux cas la souffrance psychologique de tenir ses trades est amenuie.

C’est facile de prendre position quand on a pris toute la hausse, je donne des points d’entrée stratégiques à la communauté. Maintenant quand la tendance s’épuise, il faut aller chercher des zones d’intervention majeures sur des unités de temps longues (type hebdomadaires).

A l’heure où j’écris le Bitcoin subit une chute (inquiétante?), de courte durée ou non, comment vois-tu les choses ?

RS. Entendons-nous bien, personne ne peut prédire la hausse ou la baisse d’un actif mais il y aura toujours ceux qui après auront eu raison. Beaucoup de crypto-septiques attendaient cette chute avec impatience et font savoir à tous que les crypto sont mortes. Beaucoup d’investisseurs attendaient également cette chute pour se replacer à moindre prix et sont incapables de le faire car ils attendront toujours un prix plus bas.

Le bitcoin a toujours une capitalisation boursière de plus de 500 milliards, c’est plus que la capitalisation boursière de LVMH et L’Oréal réunis.

Il n’est plus a démontrer que beaucoup croient aux crypto et surtout à la technologie Blockchain qui est derrière.

Dans ces conditions, il faut savoir adapter ses horizons de placement. Le trading permet de grappiller du rendement à court terme, une baisse plus structurelle permet de positionner une partie de ses investissements à long terme.

Il convient donc d’adapter son money management et ses niveaux d’intervention.

LFT. Merci Rodolphe, effectivement un bon trader n’a pas qu’un seul profil, sait gérer ses horizons de placement, sait se positionner, sait attendre ou revendre.

Ceux qui veulent te suivre, peuvent te retrouver sur Interactiv Trading et bénéficieront d’un avantage exclusif conséquent en passant par Lesformationstrading.fr c’est ici => Interactiv Trading

Nos précieux conseils pour investir dans le Bitcoin.

Une étude réalisée Paypite (association qui a créé une cryptomonnaie francophone) en février 2018 indique que :

  • 18 % des Français ignorent comment acheter de la cryptomonnaie ;
  • 1 Français sur 3 a l’intention d’en acheter.

Aux futurs investisseurs, nous vous proposons ces quelques conseils pour placer votre épargne avec plus de sérénité.

Diversifier vos placements.

Très important. Nous avons vu que le Bitcoin est un support d’investissements atypique. 

Extrêmement volatil, imprévisible, décentralisé, peu liquide, son cours repose uniquement sur la confiance des investisseurs. Les pertes en capital existent sans recours.

En conséquence, le Bitcoin ne peut être le support d’investissements principal d’un particulier et y placer son épargne de précaution inenvisageable.

Un placement dans un crypto-actif peut éventuellement s’inscrire dans une stratégie de diversification du patrimoine. L’investisseur doit prioritairement consolider et sécuriser ses finances personnelles grâce à des enveloppes fiscales plus “classiques” (livret A, PEA, assurance-vie, or physique, …).

Investir dans le Bitcoin, c’est obligatoirement investir des liquidités non-essentielles dans un avenir proche, des liquidités prêtes à être perdues définitivement. “Cette poche d’investissement” doit être minimale.

Investisseurs au profil “prudent”, s’abstenir.

Comprendre votre investissement.

La perspective de gains rapides, de plus-values faciles ne doit pas aveugler les particuliers.

Les investisseurs doivent impérativement garder le contrôle de leurs émotions, résister à un comportement moutonnier : ”Tesla, Paypal s’y intéressent, le cours monte en flèche. Il faut que j’en profite avant qu’il ne soit trop tard.” 

Une prise de recul, une compréhension du Bitcoin, de la blockchain et du fonctionnement général des cryptomonnaies sont des préalables indispensables avant tout investissement.

Le Bitcoin est un phénomène mondial. C’est un placement à la mode. D’autres sites de références, des institutions officielles de protection des épargnants (AMF, …) traitent également le sujet en toute objectivité, offrent les ressources pédagogiques pour comprendre cet écosystème très particulier et en constante évolution.

Accéder à ces ressources, s’informer, c’est mieux comprendre les marchés financiers. C’est décider des investissements consciemment et sereinement.

Optimiser vos performances avec le staking.

Vous vous êtes lancé dans l’aventure Bitcoin. Vous avez sélectionné une plateforme d’investissements sûre, autorisée pour exercer en toute légalité en France.

Comment obtenir des Bitcoins sans trader, en générant des revenus passifs ?

2 solutions :

  • le minage ;

Les mineurs qui mettent à disposition la puissance de calculs de leurs ordinateurs pour valider les transactions reçoivent une rémunération en bitcoins. On parle de “Proof of Work”.

  • le staking.

Le staking est une solution intéressante, proposée par les plateformes d’échanges les plus complètes. L’investisseur épargne des bitcoins, les bloque pour favoriser le développement, le fonctionnement et la sécurisation de la blockchain. Cette contribution est rémunérée sous forme d’intérêts. 

Le staking, un engagement financier moindre comparé au minage, une alternative économique intéressante. Le staking, n’est ni plus ni moins qu’une “épargne 3.0”. On parle de “Proof of Stake”.

Tenté par l’aventure des crypto-monnaies ?

Vous en savez désormais davantage sur la plus célèbre des devises virtuelles. Une hype étonnante qui questionne sur la défiance des citoyens, sur leur distanciation avec les institutions officielles.

Volatilité exacerbée. Absence de valeur intrinsèque. Manque de régulation. Un placement avec de telles caractéristiques aurait, sans aucun doute, connu un échec avant la crise de 2008.

La méfiance des épargnants vis-à-vis des banques et des états, la crise des subprimes, les faillites de la Grèce et de Chypre ont changé la donne. Un placement dématérialisé et décentralisé est devenu une valeur refuge.

La mise à l’écart des banques, l’absence d’interventions des états, la prise de contrôle des individus… Les messages véhiculés par le Bitcoin correspondent parfaitement aux nouvelles aspirations citoyennes… Pour l’instant…

Évidemment, la hausse des cours enregistrée en 2020 favorise l’adhésion aux valeurs de Satoshi Nakamoto. Une progression de 200 %, c’est un argument de poids pour croire en “la mission Bitcoin”… 

Quel engouement avec une baisse de la devise de 70 % ? La conviction et l’engagement de la communauté Bitcoin conserveront-ils la même dynamique ?

Sans doute, une situation inenvisageable pour ces investisseurs totalement confiants en la monnaie virtuelle. 

Et pourtant…

Le cours du Bitcoin a bel et bien connu une telle dégringolade, dans un passé pas si lointain… En 2018 !!! 

La pandémie de COVID-19 marque-t-elle également un tournant dans l’histoire des épargnants ?

Qu’en pensez-vous ? Faites-moi part de votre ressenti en commentaire. J’échange avec plaisir sur ce sujet.


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