Gestion active et Gestion passive : qui surperforme vraiment l’autre ?

blank

Deux approches dominent le monde de l’investissement : la gestion active et la gestion passive.

Pour la gestion active, les décisions d’achat et de vente se base sur un travail d’analyse et sur des prévisions dans le but de surpasser les indices de référence. La gestion passive, quant à elle, se contente de répliquer les performances des indices de marché donnés, en minimisant les interventions humaines.

L’une de ces approches est-elle plus efficace ? Laquelle surperforme vraiment l’autre ? Nous allons le voir dans cet article, en explorant leurs avantages et leurs inconvénients.

La gestion active : définition

Commençons par la gestion active, qui intéresse tout particulièrement les profils souhaitant mettre en place une stratégie d’investissement dynamique. Contrairement à la gestion passive qui suit un indice de marché sans tenter de le surperformer, cette technique cherche à surpasser les performances de ces indices de référence, comme le S&P 500 ou le CAC 40.

Pour ce faire, les gestionnaires de fonds et les investisseurs se concentrent sur une analyse approfondie en examinant de nombreuses données, en évaluant les risques et les actions (Stock Picking), et en intégrant des stratégies comme le backtest sur des données historiques par exemple.

Le moteur de la gestion active : la flexibilité

La gestion active se distingue par sa flexibilité, permettant de réagir rapidement aux moindres signaux et ainsi de s’adapter aux fluctuations du marché et aux événements imprévus.

La possibilité de pouvoir ajuster son portefeuille et ses placements en fonction des analyses et des prévisions en temps réel permet deux choses : se protéger et surperformer.

Une volatilité a un prix

Il est évident que si les placements pouvaient être rentables à tous les coups, la gestion passive n’existerait pas, cependant, il ne faut pas oublier que la gestion active est exposée à la volatilité des marchés qui ne garantit pas de rendements stables.

S’exposer à la surperformance signifie aussi de s’exposer à la sousperformance, voire à la mauvaise gestion du portefeuille.

D’un point de vue fiscal, cette méthode n’est pas avantagée non plus étant donné qu’elle ne permet pas d’optimiser les différentes charges liées à la fréquence des transactions ainsi que des impôts sur les dividendes.

La gestion active est donc une approche court terme qui se focalise sur un portefeuille flexible, permettant de réagir rapidement pour investir efficacement. Cette approche peut aussi sousperformer et n’est pas optimal pour des projets longs termes.

La gestion passive

La gestion passive, quant à elle, se “contente” de reproduire les performances du marché, généralement d’un indice comme le S&P 500 ou le CAC 40, afin de minimiser les risques, les coûts et les transactions.

Généralement, cette technique consiste à acheter des fonds indiciels ou des ETF (Exchange Traded Fund), détenant l’ensemble des actifs de l’indice boursier visé, dans les mêmes proportions.

En suivant fidèlement un indice, la gestion passive permet aux investisseurs de bénéficier des rendements globaux du marché sans avoir à sélectionner individuellement les titres.

Des coûts réduits pour une performance stable

L’approche passive offre des avantages qui peuvent plaire aux investisseurs qui cherchent avant tout une performance stable en limitant les transactions, étant donné que les placements vont se contenter de suivre la performance globale des marchés.

Moins de transactions = moins de frais de gestion, ce qui peut alors pallier le rendement plus faible qu’avec l’approche active.

Les inconvénients de la gestion passive : Rigidité et absence de surperformance

Une gestion passive expose aussi l’investisseur à des inconvénients notables, notamment en termes de flexibilité et de rendements.

Suivre strictement les marchés ne permet pas d’ajuster ses placements en fonction des fluctuations et des changements économiques : le marché baisse = le rendement baisse.

Cette inflexibilité peut s’avérer problématique si l’objectif de l’investissement n’est pas sur du long terme.

Gestion active VS passive : Qui gagne ?

Nous allons tenter de répondre à cette question qui divise les investisseurs en comparant les principaux facteurs de ces 2 types d’investissement.

Comme nous avons pu le voir dans cet article, ces deux méthodes de gestion répondent à des besoins très spécifiques qui vont impacter leur performance, c’est pour cela qu’il est difficile de choisir un vainqueur.

Sur le long terme, une majorité de fonds actifs échouent à surpasser leurs indices de référence après déduction des frais de gestion. Les coûts élevés associés à la gestion active, tels que les frais de transaction et les commissions, peuvent réduire les rendements nets, rendant difficile la surperformance. Cependant, la gestion active peut être très efficace et rentable si elle est associée à une expertise du domaine financier et des analyses approfondies.

Le principal atout de la gestion active est la possibilité d’adapter ses positions en fonction de l’évolution du marché, c’est pour cela qu’elle atteint son plein potentiel dans des marchés boursiers volatils, qui peuvent alors créer des opportunités de surperformance que la méthode passive ne pourrait capter.

En conclusion, aucune stratégie ne surperforme systématiquement l’autre. La gestion passive offre des avantages en termes de coûts et de prévisibilité, tandis que l’approche active peut, dans certaines conditions, offrir des rendements supérieurs. Le choix entre les deux dépend des objectifs de l’investisseur, de son appétit pour le risque et de sa tolérance aux frais. Une combinaison des deux stratégies, adaptée aux conditions de marché et aux objectifs individuels, peut souvent offrir un compromis équilibré.

Total
0
Partages
Articles similaires