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Ichimoku Kinko Hyo : tout comprendre de cet indicateur

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Avec l’avènement des nouveaux outils de communication et d’analyse économique, le monde de la finance a connu ces dernières années un développement sans pareil.

Les indicateurs n’y ont pas échappé…

En tout genre, basés en premier lieu sur les prix d’un actif financier, seule donnée (avec les volumes) vraiment utilisable. Ils sont peu à avoir conquis le grand public et peu peuvent se vanter de monter en puissance.

Et pourtant, celui que l’on va vous présenter aujourd’hui se démarque, il s’agit de l’indicateur : Ichimoku Kinko Hyo. 

Les marchés financiers semblent pris d’assaut, désormais prisés par de nouveaux épargnants désireux de faire fructifier leur capital qui font face à plusieurs problèmes. Avec l’apparition progressive de nouvelles méthodes d’apprentissage et d’outils toujours plus performants afin d’automatiser l’achat et la vente d’actifs, il devient compliqué, pour un débutant – mais pas qu’eux – de s’y retrouver.  

Cependant, le fonctionnement même de ce système est resté relativement identique au fil du temps. En effet, l’utilisation des instruments d’auto analyse demeure insuffisante dans la quête de résultats durables. C’est pourquoi il est nécessaire de rappeler à quel point la compréhension des concepts d’analyse technique et/ou fondamentale restent des prérequis indispensables pour tous les investisseurs en bourse et autres traders.

S’il se démarque, l’indicateur Ichimoku Kinko Hyo, présente une apparence complexe voir rebutante. Cette apparence ne doit pas nous faire oublier son utilité et ses qualités, qui portent tantôt sur la lecture qu’il donne aux marchés financiers, tantôt sur la diversité des méthodes d’intervention qu’il permet.

Qu’est ce que l’indicateur Ichimoku ?

Ichimoku Kinko Hyo, plus connu sous l’appellation Ichimoku, est un outil – dit indicateur technique – qui semble, par ses multiples lignes, très complexe à comprendre et à maîtriser.

Il s’agit en réalité d’une représentation graphique qui combine plusieurs indicateurs pour donner, en un seul coup d’œil, toutes les informations normalement nécessaires. Comme nous venons de l’expliquer, il s’appuie sur l’utilisation des graphiques en chandeliers, sur les prix, afin de servir d’instrument de trading.

Il fournit un ensemble d’informations sur les zones potentielles de support et de résistance.

Ces deux éléments, plus concrètement, représentent la base d’une bonne analyse technique d’investissement grandement utilisés dans l’analyse du price action. Ils sont essentiels afin d’appréhender au mieux une situation et ce sont ceux qui garantissent l’exécution de transactions fructueuses.

Car en effet, le fonctionnement des marchés financiers est régi par la loi de l’offre et de la demande. Ainsi, les zones de support et de résistance permettent d’anticiper d’éventuels évolutions des cours des actions. Ils font donc bien office d’indicateurs permettant aux vendeurs de connaître le moment opportun pour mettre en vente et inversement au niveau des acheteurs.

Ichimoku Kinko Hyo : d’où ça vient ?

Véritable révolution lors de sa création en 1968, l’Ichimoku Kinko Hyo a continué à façonner la manière de penser la bourse et le trading au fil des années.

Nous devons cette innovation technique à un journaliste japonais du nom de Goichi Hosada. Ce dernier s’est positionné à l’époque dans une volonté de détecter de manière plus sereine les tendances qui impactaient les marchés financiers.

Littéralement, l’expression signifie en français « l’équilibre d’une courbe en un coup d’oeil », et implique une vision de la finance que l’on pourrait qualifier de « zen ». En effet, avec l’impulsion des fameux graphiques en chandeliers japonais, ce nouvel indicateur a permis une grande avancée dans la perception des futures fluctuations des actions. Initialement appliqué sur les marchés nippons, cette lecture s’est ensuite popularisée et étendue à l’international.

Pour résumer, Ichimoku constitue un ensemble de concepts et de théories techniques. Ces dernières intègrent à la représentation graphique différents types de projections telles que la projection des prix et la projection temporelle.

De nombreux traders tentent d’appliquer ces préceptes afin de déterminer au mieux les dynamiques des marchés, mais il s’avère que la grande majorité des utilisateurs d’Ichimoku ne le comprennent que partiellement. C’est d’ailleurs son inventeur lui-même qui mettait en avant ce constat à travers ces mots : « Sur 10 000 utilisateurs d’Ichimoku, seuls 10 personnes le comprennent »…

Pourquoi Ichimoku semble-t-il si complexe ?

Malgré le temps écoulé et les bienfaits qu’on lui porte, Ichimoku demeure un indicateur complexe et mystérieux qui ne fait donc pas toujours l’unanimité.

En effet, son créateur avait pour objectif de développer un outil de pointe, différent.

Pour arriver à ses fins, Goichi Hosoda s’est épanché de longues années durant sur des principes mathématiques très poussés. Il a par exemple étudié de nombreuses suites numériques afin d’arriver à un résultat qui représente la pierre angulaire de son système. Ce résultat n’est autre qu’une ligne de 10 nombres exerçant entre eux un lien mathématique, soi-disant complexe.

Les 10 nombres en question sont les suivants :

9 ; 17 ; 26 ; 33 ; 42 ; 65 ; 76 ; 129 ; 172 ; 200

Ainsi, l’ensemble de ces nombres et des liens qu’ils exercent entre eux garantirait le bon fonctionnement d’Ichimoku.

Le système compte 5 lignes, chacune étant dotée de ses spécificités et axée sur une durée plus ou moins longue. Très précises, ces données apportent donc une réelle valeur ajoutée au travail du trader, encore faut-il parvenir à en interpréter les résultats.

De plus, Ichimoku est également basé sur 3 grands piliers qui forgent sa singularité. Ces derniers sont les suivants : la théorie du temps, la théorie des vagues et la théorie des prix. Par la relation directe que ces points exercent entre eux, ils contribueraient à l’autosuffisance du système. C’est d’ailleurs ce qui fait toute la difficulté que les traders peuvent rencontrer au moment de s’approprier Ichimoku.

La théorie des vagues a permis à son créateur de faire la différence entre les oscillations de marché en les nommant selon leurs caractéristiques.

Il distingue notamment les vagues :

  • en « I » (une seule grande impulsion à la hausse ou à la baisse),
  • en « V » (deux vagues en I successives),
  • en « N » (principe du up and down, type de vague le plus courant),
  • en « Y ».

Hosada a eu l’idée d’utiliser cette théorie des vagues (inspirée par celle d’Eliott) d’une manière assez particulière. Son objectif était de développer un outil permettant de modéliser les mouvements, en étudiant les structures impulsionnelles et correctives des marchés.

Ainsi, dans une tendance, le mouvement principal peut se décomposer en 3 vagues principales : les vagues I, V et N, dont chacune peut être baissière ou haussière. Comme c’est le cas pour la théorie des vagues d’Elliott, ce principe de décomposition reste valide, sur le court terme comme sur le très long terme.

Il est, par ailleurs possible d’utiliser une vague de manière indépendante, notamment pour déceler des mouvements complexes. Dans ce cas, il faut seulement que les vagues aient des durées identiques dans le mouvement.

La théorie des prix, quant à elle, permet de distinguer les formations récurrentes des marchés. C’est leur analyse méticuleuse par Goichi Hosada qui lui a permis d’en tirer des conclusions avérées sur la projection des prix.

En observant la formation des différentes vagues que nous venons d’évoquer, le japonais est parvenu à en tirer une relation de causalité par le biais des chiffres. Il faut croire que ce monsieur était un mathématicien aguerri.

La principale difficulté pour le trader consiste à ne pas avoir, comme Goichi Hosada, réalisé se travail de recherche et donc de compréhension. Dès lors, l’utilisation de tel ou tel paramètre peut être remise en cause par son utilisateur (vous, moi) n’ayant pas eu connaissance de tous les tenants et aboutissants.

Justement voyons ces paramètres.

Ce qu’il faut savoir pour bien comprendre Ichimoku

Lorsqu’on tente d’utiliser Ichimoku, il faut bien comprendre l’importance de ses réglages de base, autrement dit ses paramètres.

Comme nous venons de le dire, le système est basé sur un ensemble de 5 lignes ou variables, qui sont les suivantes :

  • la ligne de conversion (Tenkan-Sen), en bleue pointillée.
  • la ligne de base (Kijun-Sen), en orange.
  • la médiane A (Senkou Span A), forme le Kumo.
  • la médiane B (Senkou Span B), forme le Kumo.
  • la trainée (Chikou Span), marron.

Pour comprendre le fonctionnement de ces variables, il faut en premier lieu prendre conscience qu’elles sont composées d’une moyenne mobile qui se découpe sur différentes périodes.

Et c’est justement là que la suite numérique de Goichi Hosoda prend toute sa signification.

En effet, le nombre de périodes de chacune des 5 lignes est calqué sur les réglages de base (9, 26, 52).

Ainsi, il est désormais possible grâce à une équation d’obtenir les résultats affichés par les variables.

Par exemple, en admettant que le réglage de base « 9 » représente une durée de 9 jours, nous obtenons pour la Tenkan-Sen (ligne de conversion) le calcul suivant :

(Point le plus haut des 9 jours derniers jours + point le plus bas des 9 jours derniers jours) / 2

En revanche, il est également important de comprendre que les périodes de 9, 26 et 52 jours ne sont pas définitives ou figées.

En effet, de nombreux traders expérimentés se sont depuis approprié le système de Goichi Hosoda en modifiant les périodes à leur gré. Parmi les plus populaires, on retrouve notamment les réglages de base (10, 30, 60) ou encore (20, 60, 120).

Chacune de ces versions a pour but de se calquer sur l’évolution d’un marché bien précis afin que les résultats soient les plus pertinents possibles. Car rappelons-le, les réglages de base initiaux d’Ichimoku n’ont pas été choisi par hasard. Ils répondent avant tout à une réalité sociale, puisqu’à l’époque de sa création, au Japon, le samedi comptait pour un jour de business ouvrable à part entière.

Dès lors, le 9 du système de base symbolisait la période d’une semaine et demie (6+3), tandis que le 26 signifiait le nombre de jours de trading par mois (en excluant les dimanches), et le 52 la période de 2 mois.

Si toutes ces caractéristiques semblent logiques au Japon, il semble aussi logique que les traders Européens souhaitent s’accaparer d’autres paramètres. Chaque marché évolue selon sa propre composition, son rythme local et sous une influence mondiale, on parle dès lors de corrélation.

Comprendre et interpréter la Tenkan-Sen

Comme nous l’avons expliqué, le système Ichimoku a mis en exergue 5 lignes.

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Il faut donc apprendre leur signification puis, à terme, parvenir à en interpréter les résultats.

Tout d’abord, la Tenkan-Sen ou ligne de conversion est, elle, calculée sur les 9 dernières périodes (d’où le réglage de base correspondant, 9). Cette ligne est le fruit du calcul que nous avons cité précédemment, c’est à dire l’addition du point le plus bas (des 9 périodes) avec le point le plus haut, le tout divisé par 2.

Ce qu’il faut retenir de la Tenkan Sen, c’est que celle-ci forme des paliers à l’issue de chacun de ses calculs. Une fois les 9 périodes écoulées, la ligne de conversion évalue si nous avons constaté un point haut différent de la période précédente, de même pour le point le moins élevé.

Ces paliers constituent les fameux supports de résistance que nous avons évoqués plus haut.

Dans le cas où aucune évolution n’est constatée au niveau des points plus hauts, et des plus bas, on dit que « Tenkan-Sen se met à plat ».

La volatilité des cours semble avoir baissé.

Ainsi, on ne peut pas distinguer de nouvelle tendance du marché puisque l’évolution des prix n’a pas engendré un changement des points d’extrémité. La Tenkan-Sen agit donc en corrélation avec l’évolution des prix, dont elle n’est jamais très éloignée.

En effet, les prix ne s’éloigneront de Tenkan-Sen qu’à de rares exceptions : on parle alors de situation de surachat ou de survente. Il faut savoir que ce genre de situation n’est pas tenable dans le temps et qu’il ne s’écoule généralement pas longtemps avant que les prix recollent à la variable d’Ichimoku.

Dans la situation inverse, si l’on constate une importante variation des points d’extrémité, alors cela signifie que le marché est directionnel. En matière de trading, un marché directionnel est un marché en fort mouvement (haussier comme baissier) qui est généralement marqué par des cycles qui se succèdent.

Inévitablement, les prix auront eux aussi tendance à évoluer drastiquement dans un sens ou dans l’autre. Vous aurez donc peut-être compris au vu de ces éléments que la Tenkan est un élément clé de l’analyse à court terme. Elle nous permet d’anticiper des éventuelles évolutions des tendances à travers l’étude du cours des prix.

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Comprendre et interpréter la Kijun-Sen

Deuxième variable de cette liste, la Kijun-Sen joue un rôle crucial dans l’analyse à moyen terme.

Kijun avec Ichimoku

En effet, cette représentation graphique adopte exactement le même fonctionnement que la Tenkan-Sen, mais l’applique sur un horizon de temps plus éloigné : celui des 26 périodes. En effectuant le même calcul que pour la ligne de conversion, on obtient cette fois une moyenne que l’on pourrait qualifier de plus « solide ».

Puisque cette dernière est le reflet de la tendance du marché à plus long terme, elle constitue un support de résistance plus important et surtout plus difficile à « casser » dans les cas où la Kijun est plate.

De plus, la Kijun bénéficie elle aussi d’un « effet élastique » puisque dans les quelques cas où l’on assiste à un mouvement brusque des prix, ces derniers ne finissent toujours pas revenir proches de la ligne de base. Néanmoins, précisons que l’ensemble des lignes d’Ichimoku restées plates ne peuvent jouer leur rôle de support de résistance que lorsque le marché est en tendance, c’est à dire quand il ne stagne pas (par opposition à un marché de « range »).

Le nuage Ichimoku, le Kumo.

Le nuage Ichimoku désigne la capacité de ce système à orienter les traders dans leurs décisions grâce à ses deux médianes ou lignes directrices que sont la Senkou Span A et la Senkou Span B.

Voici donc le deuxième atout majeur d’Ichimoku.

Kumo ichimoku

En effet, au-delà d’apporter des supports de résistance à plus ou moins long terme, celui-ci permet également de percevoir en un temps record le sens de la tendance prise par le marché (en baisse, en hausse ou en dérive latérale, c’est à dire en stagnation).

Ce nuage agit comme une boussole amenée à guider tous les traders utilisant de manière optimal l’outil Ichimoku. C’est d’ailleurs là que le nom d’Ichimoku (l’équilibre d’une courbe en un coup d’oeil) prend tout son sens. Car c’est bel et bien en jetant un coup d’oeil à la direction prise par les courbes du nuage que l’on va pouvoir déterminer les tendances à suivre.

Ainsi, si le nuage tend vers une hausse, alors il est préférable de privilégier l’achat. A contrario, un nuage dirigé à la baisse indique qu’il est plus judicieux de penser à vendre relativement rapidement. Et enfin, un nuage qui n’indique aucune direction particulière indique inévitablement un marché stagnant et donc qu’il faut opter pour un trading dit de « range ».

Ensuite, il est important de se pencher sur les deux lignes qui définissent ce nuage. Nous avons d’un côté la Senkou Span A (SSA) qui est le fruit de la moyenne entre la Tenkan et la Kinjun. Mais cette moyenne est assez particulière, puisqu’il s’agit ici d’une projection sur 26 périodes, et non pas d’un constat sur la période actuelle.

C’est notamment grâce à cette projection que l’on peut obtenir les tendances des marchés à venir et les anticiper. Mais d’un autre côté, pour obtenir ce résultat, nous avons également besoin de calculer la Senkou Span B (SSB) qui est légèrement plus complexe. En effet, celle-ci repose sur la moyenne des 52 dernières périodes (même calcul que pour la Tenkan et la Kijun) le tout projeté 26 périodes dans le futur.

Avouons-le, le calcul en lui-même est assez compliqué à retenir, mais ce n’est pas le plus important dans un premier temps. Ce que vous devez retenir, c’est que le nuage est formé par l’espace (la distance) qui sépare la SSA de la SSB.

Enfin, le dernier élément à retenir en ce qui concerne le nuage d’Ichimoku, c’est le point de croisement entre la SSA et la SSB. Ce point est appelé le twist et survient la plupart du temps lorsque la tendance en cours commence à s’estomper. Attention, cela ne veut pas nécessairement dire que la tendance va forcément s’inverser. Cela signifie simplement que la tendance en cours se fait moins marquée et il faudra attendre la fin de la stagnation qui s’annonce pour savoir si la tendance du marché change ou si elle reste identique.

La Chikou span et les prix de clôture

Cinquième et dernière ligne de ce système, la Chikou span peut être considérée comme le « filtre » d’Ichimoku.

Chikou Ichimoku

Bien que ce soit la variable la moins prise en compte par les traders, Chikou Span joue un rôle tout aussi important que les autres car elle sert de garde-fou à l’ensemble.

En effet, elle permet d’évaluer le niveau des prix de clôture des actifs du moment, en reportant son calcul 26 périodes en arrière. Les prix de clôture, si vous ne le saviez pas, correspondent tout simplement au dernier niveau de prix auquel une action, un actif a été identifié.

Cette donnée est essentielle sur le plan de la vérification car en réalité, aucun des signaux envoyés par l’évolution des prix du marchés ne peut être pris en compte par Ichimoku tant que la variable Chikou span ne les a pas validés. Et il faut savoir que cette dernière ligne peut rencontrer tout un tas d’obstacles à cette validation. Elle peut notamment être perturbée par les autres lignes d’Ichimoku ou par les supports de résistance.

La Chikou Span joue donc le rôle d’un véritable régulateur qui permettrait au trader d’être totalement sûr que les signaux de prix sont les bons, et qu’il peut par conséquent entrer en position. Attendre les informations de cette dernière est finalement primordial afin d’éviter de subir de plein fouet un futur retracement des prix.

En revanche, il est important de souligner que toutes ces informations ne sont valables que dans une situation de marché tendanciel. A l’instar des autres lignes d’Ichimoku qui ne jouent plus un rôle de support de résistance en cas de marché de « range », Chikou Span n’est plus impacté par ces dernières.

Comprendre les lignes donne des informations primordiales : Ichimoku s’utilise différemment en tendance et en rang, comme la plupart des stratégies de trading d’ailleurs…

Comment se perfectionner ?

La compréhension et l’interprétation des données d’Ichimoku peut s’effectuer dans une perspective qui englobe différentes unités de temps.

Ce constat a pour effet d’instaurer une règle majeure. Il s’agit en effet de prendre soin de toujours vérifier les résultats obtenus et les signaux reçus en les projetant sur un horizon de temps plus robuste (plus long) pour éliminer quelques bruits de marché.

En ce faisant, vous vous garantissez d’évaluer une action, que vous souhaitez acheter, sous un angle global. Cela vous permet également de vous fixer des objectifs de profit à plus ou moins long terme dans les cas où le signal des prix est validé.

Dans le sens inverse, nous pouvons aussi appliquer ce principe aux unités de temps inférieures. L’intérêt d’effectuer une telle expertise est d’obtenir le timing d’entrée en position le plus précis possible. Bien sûr, il n’est pas toujours évident de reporter soi-même ces données, mais cela vient naturellement avec la pratique.

Ichimoku est-il fait pour tout le monde ?

Étant donné son apparente complexité, l’indicateur Ichimoku ne pourra être utilisé de manière performante que par quelques traders aguerris et consciencieux.

La première chose à noter avant de débuter avec Ichimoku, c’est que celui-ci reste un outil de travail dont un trader peut se munir, mais il ne remplacera en aucun cas un travail d’analyse humain. Il ne faut donc pas partir tête baissée en pensant que la maîtrise de tels instruments vous permettra à elle seule d’être gagnant sur les marchés financiers.

D’autre part, l’usage de l’indicateur n’est pas fait pour tous les profils. En effet, même parmi les quelques personnes qui parviennent à le maîtriser, une certaine partie continue à perdre de l’argent malgré tout.

Mais pourquoi donc ? Car avant toute chose, il est nécessaire d’appliquer scrupuleusement ce que l’on pourrait appeler les « règles d’or » du trading. Parmi elles, la maîtrise de soi et de ses émotions ainsi que l’application d’un bon money management définiront en grande partie vos résultats à long terme.

Vous aurez beau être un expert en analyse financière, si vous êtes de caractère impulsif et que vous ne parvenez pas à gérer vos capitaux sérieusement, alors la compréhension d’Ichimoku, comme de tout système, ne vous sera d’aucune aide.

Un indicateur reste un outil d’analyse, un outil d’aide à la décision. Il normalise en quelque sort un graphique boursier pour que vous puissiez y lire des informations. C’est un moyen pour vous de repérer des récurrences et de standardiser vos décisions. Mais l’indicateur n’a pas la fonction, ni la possibilité d’enlever les risques, qui eux, sont propres aux marchés financiers.

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Se former avec l’indicateur Ichimoku Kinko Hyo ?

Ils sont encore rares les technical analyst français à mettre en avant l’indicateur.

Les plus connus sont :

  • Karen Peloille, tradeuse, Karen donne des conférences à l’international et a écrit plusieurs ouvrages à son sujet.
  • Alexandre Leclair, l’un des pionniers, il a utilisé très tôt l’indicateur et partage ses connaissances dans son pack de formation nommé Trader Rentable. C’est une formation globale pour ceux qui souhaitent se lancer en bourse. Alexandre y développe ses outils, ses méthodes et son money management.
  • Patrick Riguet, animé par un site qui porte le nom de l’indicateur « ichimoku-kinko-hyo.info », il offre aussi des formations, sensiblement moins pédagogiques (livret de 102 pages) et moins adaptés aux débutants (d’après quelques commentaires en livre d’or).

Pas pléthoriques, mais présents, si cet article vous a donné envie d’en découvrir encore davantage, vous avez ici quelques sources.

Faut-il automatiser Ichimoku ?

Aujourd’hui, la plupart des courtiers en ligne vous laissent tout le loisir d’automatiser votre activité.

Bien sûr, cela ne se fait pas d’un claquement de doigt. Même si vous avez la possibilité de mettre en place vos propres indicateurs techniques et vos propres alertes, il va falloir chercher à comprendre comment le faire de manière efficace.

Il s’agit de faire en sorte que tout cela vous apporte davantage de bons côtés que de freins ou de pertes de temps. Ainsi, l’indicateur Ichimoku peut être utilisé de différentes manières. Il peut d’un côté vous servir de système de trading complet en gérant pour vous vos conditions d’entrée et de sortie. Mais de l’autre, il peut faire office de simple conseiller qui se contente de vous envoyer les alertes de prix et de vous informer en temps réel des tendances du marché.

Dans tous les cas, l’enjeu pour le trader de combiner les signaux d’un indicateur technique aux algorithmes de gestion est énorme. Si cela s’effectue de manière optimale, celui-ci maximise grandement ses chances de réussir sur les marchés financiers.

Les signaux, qui sont codables, avec l’indicateur Ichimoku permettent au trader de détecter d’éventuelles opportunités de marché, tandis que son sens critique lui permet de filtrer ces opportunités pour n’en retenir que les meilleures.

Enfin, un système automatisé peut se charger d’appliquer les bonnes règles du money management définies en amont, en fonction de son profil d’investisseur. Vous remarquerez d’ailleurs que nous insistons grandement sur ce point tant celui-ci est important.

La finalité de toute cette mise en place est bien évidemment un gain de temps considérable. En effet, plutôt que de passer toute la journée derrière son écran à attendre que les cours entrent en contact avec le nuage d’Ichimoku, le trader peut alors se contenter d’étudier le marché avant la séance boursière.

Prenez garde toutefois ! L’intérêt est aussi de ne pas se brûler les ailes.L’automatisation d’un système est pour beaucoup, en quête de liberté, une solution miracle.Nous nous devons toutefois de rappeler que coder les meilleurs conseils en bourse ne suffit pas, rien ne remplace une expérience, une sensibilité et l’analyse de plusieurs centaines de trade.

Ichimoku continuera de séduire.

Malgré toutes ces années, le système Ichimoku est toujours d’actualité dans le monde du trading et continue de fasciner par son apparente complexité et sa promesse de résultats que certains qualifieraient de « miraculeux ».

Il peut être un excellent allié en toute circonstance, mais reste un indicateur d’analyse technique.

Le comprendre et l’interpréter, tel que l’a imaginé Goichi Hosada n’est pas chose aisée, et ce n’est peut-être pas nécessaire. La dynamique des marchés actuels européens est bien différente des marchés asiatiques, nous n’avons pas les mêmes cycles de travail, ni la même croissance.

S’il est toujours intéressant de comprendre comment a été conçu l’indicateur, c’est bien sur son offre de lecture technique qu’il faut se concentrer.

Avec pas moins de 5 lignes et un nuage (Kumo), il offre des grilles de lectures interminables dans lesquelles chacun peut s’approprier son système. Il ne faudrait pas s’étonner que son succès vienne de cette principale caractéristique, tout le monde est capable d’avoir les bases d’Ichimoku, mais tout le monde n’est pas capable de se l’approprier sur un marché particulier.

Il n’y a pas d’indicateur universelle, une moyenne mobile de 20 périodes peut être un bon indicateur sur le CAC40 et un mauvais sur le DAX30, jugé plus dynamique et plus volatile.

Encore une fois, tout l’enjeu réside dans l’état d’esprit que vous allez adopter.

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