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Chute du CAC40 et de la Bourse : Que faire ?

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Le 12 mars dernier, l’indice parisien connaissait la plus forte baisse journalière de son histoire en accusant un repli de 12,28 %.

Face à l’épidémie du COVID-19, les gouvernements adoptent des mesures de confinement drastiques pour limiter les déplacements et les relations interpersonnelles. L’économie mondiale est à l’arrêt. L’absence de perspective de croissance, la crainte de perte en capital et tout simplement l’inconnu poussent les investisseurs à vendre leurs actions.

Le CAC40 dégringole. “Une journée noire” très médiatisée qui a renforcé un sentiment de panique et un mouvement baissier jusqu’au 18 mars 2020.

Les chiffres parlent d’eux-mêmes…

Le 19 février 2020, le CAC40 atteignait 6 111 points. Quand le 18 mars 2020, la bourse parisienne clôturait à 3 760 points. C’est un véritable vent de panique qui s’est emparé des investisseurs pourtant déjà corrompus aux imprévus.

Pendant près de 20 ans, d’innombrables événements, parfois imprévisibles, ont provoqué des tensions.

  • -7,29 %, le 19 août 1991, après l’évincement de Mikhaïl Gorbatchev à la tête de l’union soviétique.
  • -7,39 %, le 11 septembre 2001, des suites des attaques terroristes d’Al Qaida aux États-Unis.
  • -6,83 %, le 21 janvier 2008, à cause de la crise des subprimes.
  • -8,04 %, le 24 juin 2016, au lendemain du vote du Brexit.

Le manque de visibilité, les investisseurs détestent …

Face à l’inattendu, à l’incertitude, ils adoptent systématiquement le même réflexe défensif de repli, de sortie des marchés. Le cash devient alors la priorité pour beaucoup.

Mais est-ce la bonne stratégie ?

Fiscalité sur la fermeture des positions, frais de courtage, placements sur des enveloppes avec un taux d’intérêt inférieur à l’inflation… Ce comportement impacte pourtant leurs prévisions de rentabilité.

Alors découvrez dans cet article, quels sont les facteurs qui déterminent une chute de la bourse et quelles attitudes adoptées selon vos objectifs, votre situation et votre psychologie ?

La Bourse, ça monte, ça descend… C’est normal

En bourse, il faut être capable de développer une approche à long terme.

Les actions sont considérées être l’investissement le plus rentable.

Le site Internet Capital.fr a comparé les rendements annuels des principaux placements financiers entre 1979 et 2019 et dresse le bilan des rendements suivants :

  • 13 % pour les actions ;
  • 6 % pour les obligations ;
  • 4 % pour le livret A.

Cependant cette progression des indices comme le CAC40, des actions, n’a rien de linéaire …

Les hausses et les baisses se succèdent au gré de l’offre et de la demande sur les 40 plus grandes entreprises françaises. Pour profiter de ce rendement, vous devez accepter une certaine volatilité, parfois très forte.

Vous ne pouvez pas y échapper…

Mis à part l’impact de certains événements exceptionnels, comme ceux préalablement cités, ces fluctuations sont conjoncturelles. L’environnement économique et politique, la stratégie des banques centrales, la fiscalité déterminent, entre autres, les variations observées.

L’environnement économique et politique.

La stabilité des orientations politiques, les perspectives de croissance économique offrent les conditions optimales pour une hausse de profits des entreprises.

Aucune crainte sur l’avenir. La confiance omniprésente, le cours des actions tend à augmenter.

Les banques centrales.

Les banques centrales influencent les marchés.

Elles contrôlent le niveau des prix et la valeur des monnaies étatiques en ajustant les taux d’intérêt. À la hausse pour combattre l’inflation. À la baisse pour faciliter la croissance.

Les orientations choisies ne sont pas sans conséquences…

Pour les entreprises, ces taux déterminent la valeur de leurs emprunts, leur santé financière (niveau de dettes, …) et donc leur capacité d’investissement, de développement. Les résultats financiers des entreprises en dépendent entre autres. Leur cours évolue donc logiquement.

Pour les investisseurs, ces taux incitent à réaliser des arbitrages. À la hausse, une opportunité d’achat sur les obligations apparaît. Les investisseurs profitent d’un placement moins risqué avec un bon niveau de rendement. Ils vendent donc leurs actions et les cours chute. Les cotations boursières baissent, les investisseurs y voient une possible plus-value. Ils investissent donc à nouveau sur les actions, les cours repartent à la hausse.

Et ainsi de suite…

La fiscalité.

La fiscalité, un sujet sensible en France.

À chaque élection présidentielle, elle est au cœur du débat.

La création de nouveaux instruments d’investissement (le nouveau Plan d’épargne-retraite, …), un assouplissement des conditions d’utilisation (disponibilité du capital, …) et des incitations fiscales (flat tax à 30 %, …) encouragent la population à investir en Bourse.

Peut-on connaître l’ampleur de la potentielle débâcle ?

Non, et personne ne peut.  

Une chute du CAC40, et plus généralement d’un actif financier, est impossible à prédire avec certitude.

L’analyse technique (analyse graphique pour spéculer sur l’évolution des cours boursiers à court terme), l’analyse fondamentale (étude des résultats financiers et de l’environnement  des sociétés à long terme) et l’analyse des multiples de valorisation (PER, BNA, …) permettent d’évaluer la cherté des titres et de réaliser des projections sur leur évolution. Maisla valeur des actions qui composent le CAC40 et leurs fluctuations dépendent surtout de la loi de l’offre et de la demande.

Nous l’avons déjà évoqué…

Certains facteurs permettent d’anticiper à court et à moyen terme les potentielles difficultés économiques d’une entreprise et donc se projeter sur son cours à venir. Mais les événements exceptionnels se définissent par leur imprévisibilité.

Les mouvements baissiers dépendent, bien souvent, de biais psychologiques et comportementaux observés chez les investisseurs.

Le sentiment de panique, les comportements craintifs peuvent être si forts, si soudains et si incertains que des procédures de sécurité ont été mises en place sur les principales places de cotations mondiales pour limiter les risques de “krachs” brutaux. Ces procédures de sécurité consistent essentiellement en des suspensions temporaires de cotations.

C’est ce qui s’est passé en mars 2020 pendant la crise du coronavirus et le 8 octobre 2008…

La crise financière touche le secteur bancaire européen.

Pour éviter des ventes de titres en cascade, Euronext, la société qui gère et organise la Bourse de Paris, interrompt le calcul de l’indice français entre 9 h 59 et 10 h 26. Une nouvelle suspension intervient vers 13 h 25.[1]

Ces suspensions visaient un retour au calme.

Euronext demande une confirmation des ordres de vente auprès des opérateurs. Ces procédures de sauvegarde illustrent bien l’imprévisibilité des investisseurs. Quelles baisses seraient réellement enregistrées sans ces mécanismes ?

Personne ne peut le dire.

Pour vivre la chute du CAC40 avec “sérénité”, anticipez et planifiez.

La volatilité, l’imprévisibilité sont incontournables.

Pour profiter pleinement du rendement offert par les actions, à long terme, vous devez “vivre avec.”

Préparer son épargne, déterminer vos objectifs, diversifier votre portefeuille et votre patrimoine favoriseront des prises de décisions raisonnées et vous éviteront d’agir impulsivement.

Ne pas investir de l’argent dont vous pourriez avoir besoin.

Il existe une règle d’or en Bourse.

Investir de l’argent dont vous êtes sûr de ne pas avoir besoin dans les années à venir.

Pour un investissement plus serein, il vous est conseillé de constituer une épargne de précaution (de l’argent toujours disponible) pour faire face à des événements inattendus, à d’éventuels coups durs. Vous ne serez ainsi aucunement acculé à vendre vos actions. C’est vous qui estimerez l’opportunité du moment pour les céder et non, dans un mouvement de panique.

Cela n’arrive pas qu’aux autres.

Les investisseurs qui ont acheté des actions en février 2020, sans épargne de précaution ont vu, 1 mois plus tard avec la chute du CAC40, leur capital fondre de 30 % sans savoir si les actions allaient remonter. Difficile d’agir avec discernement dans ces conditions !

Une épargne de précaution et l’investissement de liquidité non-indispensable vous donnent le temps de la réflexion.

 Vendre au bon moment.

La décision de céder une action n’est pas simple à prendre. Les investisseurs peuvent s’attacher à leurs titres.

La fierté, la cupidité, la peur…  Beaucoup d’émotions sont susceptibles d’accompagner une décision de vente. Et agir sans conscience, peut être sous l’emprise du FOMO, est rarement une bonne opération.

Deux cas de figure induisent à vendre :

  • le cours d’une action ne cesse de monter ;
  • le cours d’une action ne cesse de chuter.

 Prendre vos plus-values quand il est temps.

Le cours de l’une de vos actions monte ? gardez le cap.

Sûrs d’avoir réalisé l’investissement gagnant, d’avoir acheté la bonne action, la cupidité peut s’emparer de nombreux investisseurs. Cette certitude de voir le cours de l’action monter les incite à la conserver aux dépens de toutes analyses rationnelles.

Réussite en bourse et humilité vont de pair…

De même que la baisse des cours, il n’est pas rare de voir des hausses intimement liées à des comportements purement spéculatifs et parfois déraisonnés. Pour éviter ce piège, fixez-vous un objectif de cours et ne le modifiez pas. Dans le cas contraire, vous risquez de le regretter.

Par exemple… Vous décidez d’acheter une action à 20 euros. Son cours grimpe à 30 euros. Certain d’avoir fait l’investissement gagnant, vous décidez de ne pas vendre.

Vous vous trouvez confronté alors à 2 problèmes :

  • soit le poids de cette action dans votre portefeuille le déséquilibre. La valeur de votre portefeuille et par conséquent une partie de votre capital, dépendent des fluctuations d’une de ses valeurs. Ce n’est pas sain.
  • soit le cours de l’action baisse. Une première fois à 26 euros. Vous pensez qu’une remontée est proche… Mais finalement, le cours continue de chuter à 22 euros. Résultat : vous avez perdu l’opportunité de réaliser une belle plus-value. Si l’action continue de baisser, les risques de moins-value sont réels.

En respectant un objectif de cours défini préalablement à l’achat de l’action, vous agissez en contrôle, vous restez maître de vos investissements.

Et si l’action continue de monter…

Vous aurez alors réalisé un profit et donc une bonne opération. Acheter au plus bas et revendre au plus haut est un exercice difficile face à l’imprévisibilité et la volatilité des marchés.

Alléger les dossiers trop risqués lorsqu’ils ne donnent pas satisfaction.

Une de vos actions ne cesse de chuter.

La décision de céder une action dont la valeur diminue est, sans aucun doute, encore plus difficile à prendre.

Probablement, au fil de votre aventure, vous connaîtrez des mésaventures, des actions en “chute libre.” Un environnement politique et économique défavorable, des résultats économiques non conformes aux attentes, … Plusieurs circonstances peuvent dégrader les avantages concurrentiels d’une entreprise, ces mêmes avantages qui vous ont poussé à acheter.

Une erreur d’analyse n’est pas à exclure…

L’évaluation du cours d’une entreprise n’est pas une tâche facile.

Certains investisseurs restent campés sur leurs décisions avec l’espoir de voir le cours de l’action remonté. Ils peuvent aussi continuer à en acheter pour moyenner à la baisse le prix d’achat unitaire.

Si les fondamentaux de l’entreprise sont fortement dégradés, n’attendez pas une remontée des cours et n’espérez pas une vente avec une plus-value. La décision la plus sage est souvent de vendre.

Accumuler du “cash” et profiter des soldes.

Se préparer à une chute patiemment.

Alimenter son compte de liquidité par la vente des titres, réaliser des versements réguliers sont des stratégies intéressantes.

En cas de chute violente, vous pouvez acquérir des titres (plutôt de grandes capitalisations) à prix “bradés” dont la décote n’est pas liée aux fondamentaux de la société, mais à un mouvement de panique infondé des investisseurs.

Ces grandes capitalisations sont plus à même à affronter des crises et sont, bien souvent, les premières à profiter d’un rebond et à retrouver un niveau de capitalisation boursière plus “normal”.

Une opportunité d’acheter de très bons titres, avec une marge de sécurité importante, avec un potentiel de hausse intéressant…

 Diversifier votre portefeuille.

“Ne pas mettre tous ses œufs dans le même panier.”

Retenez ce proverbe pour une gestion saine et sereine de votre portefeuille d’actions. Ne misez pas toutes vos liquidités sur une seule action.

Privilégiez une répartition de votre capital sur plusieurs actions de différents secteurs d’activités. Télécommunication, énergie, services aux collectivités, industrie, consommation discrétionnaire, consommation de base, santé, technologie de l’information, industrie, matériaux de base … Faites en sorte de diversifier votre portefeuille.

Ne pratiquez pas une “surdiversification” non plus…

Pour suivre plus facilement l’actualité des sociétés qui composent votre portefeuille, ne multipliez pas l’achat d’actions différentes et orientez-vous vers les grandes capitalisations aux résultats financiers plus accessibles.

Enfin, pour amortir une éventuelle chute du CAC40, acquérir des obligations (fonds en euro d’une assurance-vie, trackers,…) est une bonne option. Malgré un rendement peu élevé, mais moins volatiles que les actions, elles offrent plus de stabilité à votre portefeuille.

Votre portefeuille a considérablement chuté : que faire ?

Vous n’aviez pas préparé votre portefeuille à une chute.

La chute du CAC40 vous prend de cours.

Il est trop tard pour réagir, votre patrimoine financier a considérablement “fondu.”

Ne vous précipitez pas ! La peur et la panique sont mauvaises conseillères. Vous devez analyser les fondamentaux des sociétés en portefeuille, identifier les causes d’une telle chute (endettement, baisse des capitaux propres, …), évaluer votre épargne et votre patrimoine financier.

2 solutions…

Vous constatez que les perspectives de croissance s’assombrissent. Vous devez alors envisager la vente des dossiers les moins solides. Si les fondamentaux restent solides, votre patience peut être récompensée.

La Bourse fonctionne par cycle.

Les cours vont probablement remonter. Il n’y a pas de certitude mais des constats souvent vérifiés.

Enfin l’investissement en Bourse s’inscrit sur le long terme. Vendre trop rapidement et/ou clôturer son compte-titres, son PEA ou son assurance-vie, c’est anéantir des années d’investissements. Réfléchissez-y à deux fois !

Adopter une stratégie d’investissement passif.

Votre stratégie consiste donc en un “Buy and Hold.”

Sûr de l’efficience du marché, vous achetez des titres pour les conserver sur une longue période sans vous soucier des fluctuations de cours.

Vous ne cherchez pas la plus-value, vous prenez rarement la décision de vendre. Votre stratégie : obtenir un bon rendement en percevant des dividendes et en limitant les frais de courtage.

La chute du CAC40 peut apparaître alors comme une opportunité d’achats. Si les fondamentaux des entreprises sélectionnées demeurent bons, elles sont susceptibles de poursuivre une politique de distribution des dividendes. Le prix d’achat baisse, mais la valeur du dividende reste stable, voire monte. Vous pouvez profiter mécaniquement d’un rendement supérieur et renforcer vos positions par l’acquisition de titres financiers fiables moins onéreux.

Vous avez adopté cette stratégie…

Vos prises de décisions sont alors “simplifiées” : soit vous décidez d’attendre, soit vous renforcez vos positions.

Mais, aller à l’encontre du marché, acheter quand tout le monde vend. Il faut avoir les nerfs solides.

Gagner de l’argent dans la chute du CAC40 !

Vous vous étiez préparé à une éventuelle chute et vous avez alimenté régulièrement votre compte-titres ou votre PEA. Le moment est venu de tirer profit de cette situation.

4 options s’offrent à vous.

#1 Shorter l’indice au moyen d’un tracker comme le BX4.

Un tracker est un fonds indiciel que l’on nomme aussi ETF.

Il réplique, le plus fidèlement possible, l’évolution et la performance d’un indice boursier.

Lorsque le CAC40 chute de 5 %, un tracker qui suit l’indice perd également 5 % (idem en cas de hausse du CAC40).

Ces trackers s’achètent et se vendent comme des actions et sont en cotation continue. Ils vous permettent de diversifier fortement votre portefeuille avec des coûts de gestion très bas. En France, les principaux gérants de ces fonds sont Amundi et Lyxor.

Certains trackers sont dits “baissiers”…

Ils évoluent dans le sens contraire de leur indice de référence. Exemple, si le CAC40 regresse de 5 %, le tracker augmente de 5 %. Lors des tendances baissières, l’investissement dans ces fonds peut se révéler judicieux.

Mais attention, des risques existent…

Attention à l’effet de levier.

Certains de ces trackers “baissiers” sont “à effet de levier”.

Le tracker ne se contente pas de répliquer son indice de référence, il en démultiplie la performance.

Prenons le tracker LYXOR ETF BX4. Ce fonds possède un effet levier de 2. Lorsque le CAC40 perd 10 %, ce tracker gagne 20 %. Évidemment, acheter ce tracker semble une aubaine. Mais l’imprévisibilité et à la volatilité des marchés rendent cet achat risqué. Si le marché repart à la hausse, vos pertes sont alors multipliées par 2.

C’est ce qui s’est passé, le 9 novembre 2020…

Le laboratoire Pfizer annonce un vaccin efficace pour lutter contre le COVID-19. Le CAC40 bondit de 7,57 % occasionnant une possible perte de près de 15 % pour les investisseurs sur un tracker baissier à effet de levier X2.

Attention au “slippage”.

Le “slippage” ou de l’effet de glissement… À ne pas négliger.

Le levier multiplicateur est positionné sur 0 quotidiennement. Cette remise à 0 n’est pas sans conséquence.

Concrètement.  Au jour J, le CAC40 est à 4 000 points. Il progresse de 5 % sur une journée (soit 200 points). Un tracker baissier à effet de levier double enregistre donc une baisse de 10 %. Si ce tracker cotait à 20 euros, son cours s’établit donc, en fin de journée, à 18 €. Le lendemain, le CAC40 revient à 4 000 points. (Son cours à l’ouverture était de 4200 points.) Soit une perte de 4.7 %. Le tracker regagne donc 9.4 %. Son cours à la fin de la journée est donc de 19,7 €.

En clair, alors que le CAC40 a enregistré une performance nulle, le tracker à effet de levier double a perdu 1.5 % (0,3 €).

Sa réplique de l’indice CAC40 n’est donc pas exacte (frais de courtage et des frais de gestion non comptabilisés).

Bref, vous l’avez compris ! Si ces trackers baissiers peuvent être intéressants sur de courtes périodes et sur des tendances baissières (difficilement prévisibles), un investissement sur le long terme est normalement peu recommandé.

En effet, les cours des indices boursiers suivent une tendance haussière au fil du temps. Un tracker baissier va donc suivre une tendance baissière. L’ETF BX4 a eu une performance depuis début 2007 de -20 % par an.[²] L’imprévisibilité et la volatilité des marchés rendent ce placement très risqué.

#2 Hedger ses actifs via la vente à découvert.

Le principe est simple.

Vous vendez un titre (que vous ne possédez pas en portefeuille) en misant sur sa baisse.

Vous êtes dans l’obligation de réaliser un emprunt de titres à un investisseur institutionnel. Lorsque l’emprunt arrive à son terme, ou si vous êtes satisfait de votre prise de risque, vous rachetez les titres en espérant une plus-value supérieure au coût de l’emprunt.

Au cours d’une journée de cotation, vous vendez 10 actions à découvert à 50 €. À J+3, vous les empruntez en les achetant à un cours de 30 €. À l’échéance de l’emprunt, vous remboursez vos titres en réalisant une plus-value : 500 – 300 = 200 € (brut sans frais, ni taxes).

Cette stratégie est très risquée mais potentiellement rémunératrice en tendance baissière ?

#3 Trader des rebonds techniques sur des supports majeurs.

Quand les investissements vont mal, certains tentent de spéculer à court terme avec des opérations de trading sur des niveaux de supports majeurs.

Un support est un seuil, un niveau où les ordres d’achat en nombre ralentissent l’impact des ordres de vente.

Dans une analyse technique (ou graphique), ces supports indiquent une probable reprise à la hausse des cours. Ces seuils correspondent généralement à chiffres ronds ou à des niveaux de cours historiques. Lorsque ces supports sont touchés, un rebond des cours est envisageable avec des possibilités de plus-values à court terme.

#4 Faire les soldes avec des dossiers solides à long terme.

La chute des cours est une opportunité d’achat et nous l’avons déjà évoqué.

C’est probablement la stratégie la plus simple et la moins risquée pour profiter d’une chute du CAC40.

Avec vos liquidités, vous achetez, à “prix bradés”, des actions de grandes entreprises. Vous intégrez, dans votre portefeuille, des entreprises dont la capitalisation boursière est supérieure à 10 milliards de dollars (Total, LVMH, …).

Pourquoi cette stratégie est-elle intéressante ?

Contrairement aux petites et aux moyennes capitalisations, ces titres résistent davantage à une crise économique, disposent de fondamentaux plus solides et seront les premières à profiter d’un rebond et possiblement, à retrouver un cours normal.

La stratégie ne modifie pas votre vision des choses, dans une démarche passive, il faut se féliciter d’avoir acquis des titres à moindre coût et laisser faire le temps.

Et vous, qu’allez-vous faire maintenant ?

Anticiper, gérer, profiter… Vous en savez désormais un peu plus sur les différentes attitudes à adopter en cas de chute de la bourse.

De toute évidence, vous pouvez réaliser des gains et des plus-values si vous vous inscrivez dans une stratégie de long terme :

  • préparez votre investissement en constituant en priorité une épargne de précaution ;
  • acceptez la volatilité et ne suivez pas la bourse au jour le jour ;
  • diversifiez les actions dans votre portefeuille, les secteurs d’activité et votre patrimoine ;
  • profitez des baisses pour renforcer vos positions.

C’est, sans aucun doute, la meilleure attitude à adopter pour vivre sereinement les fortes chutes des actifs.

Trackers baissiers, vente à découvert, trading, … Des gains à court terme existent. Par contre, ils demandent plus de “technique” et bien évidemment, dépendent davantage de la volatilité et de l’imprévisibilité des marchés.

Gardez à l’esprit qu’un investissement en bourse est risqué. Vous pouvez perdre l’intégralité des sommes investies. Toutefois, il est possible de minimiser ces risques pour faire fructifier significativement votre capital. Il serait vraiment dommage de ne pas en profiter…

Et vous ? Quelles stratégies allez-vous adopter pour accroître votre capital ? Tenez-moi au courant dans les commentaires 🙂


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2 commentaires
  1. Merci pour cet article pertinent.

    Actuellement en possession d’un portefeuille a base d’ETF, si une chute du marché importante devait se produire j’en profiterais pour acheter des actions avec de bon fondamentaux. J’ai pour cela une poche de cash de 30% en réserve.

  2. Bonjour et merci pour cet article plein de bonnes recommandations et conseils.
    La meilleure protection, à mon avis, c’est d’apprendre et maîtriser l’analyse technique. Mais surtout de couper ses pertes avant qu’elles ne soient trop importantes. L’usage de stop loss est obligatoire.

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